Dopé au pétrole et au gaz, le Canada se déshonore toujours davantage !

Montréal, le dimanche 9 décembre 2012 – Au terme de la 18ième Conférence des Nations Unies sur le climat, c’est sans surprise que l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) constate que le gouvernement Harper s’affiche chaque jour un peu plus comme une sérieuse menace pour la sécurité du monde.

“Tout comme les dinosaures de Drumheller en Alberta (Vallée des dinosaures) dont il semble s’inspirer, le gouvernement Harper est totalement anachronique et inadapté face à la réalité du monde d’aujourd’hui. Pas surprenant qu’il récolte tant de «prix fossile» depuis des années. Dopé par l’argent du pétrole et du gaz, le gouvernement Harper est une sérieuse menace pour la sécurité environnementale de ses propres concitoyens, tout autant que pour les citoyens du monde entier”, remarque André Bélisle, président de l’AQLPA.

Le Sommet international de Doha sur les changements climatiques a démontré à la face du monde que le Canada est honteusement coupable de tout faire pour enrayer toute discussion, toute action et tout mécanisme nécessaires à la lutte contre les changements climatiques, et ce, uniquement dans le but de plaire aux compagnies pétrolières et gazières, en toute contradiction avec la volonté de la population canadienne.

“Malgré les revendications de la société civile canadienne et internationale pour des actions responsables, le gouvernement fédéral continue d’agir comme si de rien n’était, tout en bloquant des engagements au niveau global. Nous revendiquons que cesse cette inaction et que les instances nationales, et provinciales, prennent des positions concrètes en s’engageant à freiner le développement des sables bitumineux et du gaz de schiste”, a indiqué Aida Ahmadi, responsable de la campagne Climat et Énergie à Doha, pour l’AQLPA.

“Il est plus que temps que le gouvernement Harper assume ses responsabilités et cesse de jouer le rôle d’un vulgaire promoteur des énergies fossiles, sans considération aucune pour les actions concrètes qu’exige la lutte aux changements climatiques”, a conclu André Bélisle.

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 Source :

Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique

Louise Lévesque, directrice des communications

T 418-642-1322 poste 294 / C 418-264-5575 / louise.levesque@aqlpa.com

Contact :

André Bélisle, président AQLPA

T 418-642-1322 poste 223 / C 418-386-6992 / andre.belisle@aqlpa.com

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Il n’y a pas d’oasis pour le climat dans le désert de Doha!

Source:  Réseau Action Climat Canada

Doha, Qatar, 8 décembre 2012 - Cette année, la conférence de l’ONU sur le climat s’est finalement conclue, après plusieurs heures supplémentaires, sur peu d’éléments concluants en terme de progrès en matière d’ambition et sans l’assurance d’un support financier qui permettrait aux pays pauvres de s’occuper des impacts climatiques de façon appropriée. Le cadre nécessaire afin d’avancer positivement vers une entente globale en 2015 est en place, mais à moins que les pays ne s’engagent au niveau national et n’injectent leur volonté politique dans ces négociations, cette entente demeurera vague, et nous nous dirigerons vers une augmentation des températures moyennes de 4 degrés, ou plus !

La controverse qui éclata vers la fin de la session constitue un message puissant de la part des pays pauvres : leur demande pour une action plus ambitieuse continuera de croître à mesure que les impacts du changement climatique, pour lesquels ils ne sont que très peu responsables, se feront de plus en plus percutants.

Voici les réactions des membres de Réseau action climat Canada à l’issue de la rencontre de Doha :

« J’aimerais savoir comment nos dirigeants peuvent être aussi indifférents à un monde 4°Celsius plus chaud que celui que nous connaissons aujourd’hui. La science est claire, les solutions existent, l’économie est prête, et les impacts de l’inaction se font de plus en plus dévastateurs… Mais où se trouvent le leadership et la volonté politique? Cette année encore, les dirigeants laissent tomber le monde en arrivant à la table les mains vides, sans aucune proposition pour diminuer le fossé grandissant entre leurs positions et leurs promesses afin d’éviter 2° Celsius de réchauffement planétaire. Le gouvernement canadien était déterminé à mettre en péril l’enjeu primordial du financement du Fonds vert sur le climat en retardant encore 3 ans sa contribution. La voie sur laquelle nous devrions être engagés est toujours possible dans ce processus, ici à Doha, mais elle a besoin d’une forte volonté et de leadership politique afin d’avancer, et cela n’est clairement pas le cas ». – Hannah McKinnon, directrice des campagnes, Réseau action climat Canada.

« Bopha, Sandy, des inondations au Pakistan, des sècheresses en Chine… Combien de rapports de la Banque Mondiale, de la NASA et de l’Agence internationale de l’énergie seront nécessaires? Combien d’autres catastrophes évitables avant que nos dirigeants ne réalisent que les changements climatiques ne seront pas résolus par de beaux discours et des promesses creuses? Des pays comme le Canada et les États-Unis ont promis de réduire leur pollution atmosphérique et ont promis d’offrir un support financier adéquat pour les pays en développement. Jusqu’à présent, ils ont échoué sur les deux plans ». – Steven Guilbeault, directeur général adjoint, Équiterre

« Les ententes que nous obtenons à Doha sont loin de nous diriger vers un monde plus sécuritaire où nous limiterions le réchauffement à 2° Celsius. Nous n’avons qu’un vague processus qui pourrait mener à un peu plus d’ambition s’il y avait une volonté politique. Or, cette dernière a manqué cruellement au cours des dernières années. Les États-Unis et le Canada doivent agir immédiatement afin d’honorer leurs engagements, renforcer leurs politiques et travailler pour la population plutôt que pour les pollueurs. Le Canada doit arrêter l’expansion des sables bitumineux, oublier les projets de pipelines qui viennent avec et se doter d’un véritable plan d’action pour réduire ses émissions ».- Patrick Bonin, responsable climat-énergie, Greenpeace Canada

« Malgré les revendications de la société civile canadienne et internationale pour des actions responsables, le gouvernement fédéral nous a outragés encore une fois en continuant d’agir comme si de rien n’était, et en bloquant des engagements au niveau global. Nous revendiquons une halte de cette inaction et nous voulons qu’il se joigne aux instances provinciales et nationales dans leurs positions engagées contre le verrouillage dans des infrastructures dopées au sable bitumineux et au gaz de schiste ». – Aida Ahmadi, responsable de la campagne Climat et Énergie, AQLPA

« Alors que se termine la conférence, je suis très préoccupée par le resserrement des règles de conduite entourant la participation de la société civile. Avec de plus en plus de restrictions, la contribution au processus par les groupes environnementaux, et en particulier ceux de la jeunesse, a sérieusement été compromise ». – Catherine Gauthier, ambassadrice d’ENvironnement JEUnesse

« Les leaders de la planète, et en particulier le Canada, ont échoué dans leurs tâches, ici à Doha. Le manque d’ambition et d’engagement du Canada prend racine dans l’expansion insoutenable des sables bitumineux et dans l’influence de l’énergie sale, de l’argent sale et de la politique sale. Malgré les cris de la jeunesse de partout dans le monde, nous sommes bien en deçà de pouvoir maintenir les températures à l’intérieur de la limite de 2 °Celsius. Ceci entraînera de sérieux impacts pour les parties les plus vulnérables du monde, où les populations ayant le moins contribué à causer cette crise climatique souffrent et continueront de souffrir d’un héritage climatique dévastateur. Seulement au niveau des coûts, la tempête Sandy aura coûté au moins 60 milliards de dollars, le même montant que celui demandé ici à Doha pour le financement des pays les plus pauvres. Si une seule tempête peut entraîner de tels coûts, 60 milliards de dollars n’arrivent pas à la cheville de ce qui s’avère nécessaire pour l’ensemble de la plante ». – Perla Hermandez, Délégation de la jeunesse canadienne, CdP18

Source: Réseau Action Climat Canada

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La température monte à la CDP18

Par Mahdiah El-Jed

Le ton monte à Doha après la déportation de deux jeunes activistes. Raied Ghalabawy de la Libye et Mohammed Aneese Amerouche d’Algérie ont tenu en silence une bannière sur laquelle on pouvait lire: ”Qatar, pourquoi être l’hôte si tu ne donnes pas l’exemple?”.

Les militants se sont fait arrêtés, puis on leur a retiré leur accréditations sous les applaudissements de la foule qui a assisté à la scène.

La frustration monte envers le Qatar, l’un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre du monde, qui ne semble pas prêt à déposer quelque chose de constructif sur la table des négociations. Quelques heures avant la fin, plusieurs déplore que la conférence des parties se dirige vers un échec.  Ce qui est conclu pour l’instant n’est pas suffisant pour éviter la catastrophe climatique qui s’annonce si l’ampleur des émissions n’est pas réduite.

Certains pourront critiquer le processus des Nations Unies, mais il semblerait que ce soit le dispositif le plus transparent à notre disposition pour l’instant. En effet, cela évite que les négociations sur le climat aient lieu au sein de l’OMC ou du G20. D’autres diront que c’est le manque de volonté politique qui entrave l’avancée positive vers des mesures concrètes et effectives.

Pauvre Canada !

Un de ceux qui fait, encore une fois, preuve d’un manque de volonté politique assourdissant est le Canada.

En effet, les montants promis ne sont que de l’argent recyclé et son entêtement dans l’industrie des sables bitumeux invalide tout semblant de bonne foi de sa part.

Des membres de la société civile se sont adressés directement aux décideurs politiques dans une action de solidarité envers les deux activistes déportés. Il sont également scandé le message suivant: “ce qui est négocié présentement manque d’ambition”.

 

Une collaboration GAÏAPRESSE

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Fossile de l’année: Canada versus Nouvelle-Zélande

Après un règne de cinq ans à titre de « Fossile de l’année », il semblerait que le Canada refuse de tirer sa révérence en tant que pays historiquement à la traine dans les questions climatiques. Au contraire, le Canada a maintenu avec force son inaction durant les discussions, avec pour seul rival la Nouvelle-Zélande.

Normalement, on décernerait à chacun de ces pollueurs en or la couronne, mais à l’examen des juges, nous avons pris une décision. Les sables bitumineux donnent, franchement, un avantage injuste dans cette compétition : le Canada se dope au carbone.

Pour un pays dont les émissions sont similaires à l’échelle des sables bitumineux canadiens, la Nouvelle-Zélande a fait preuve d’aveuglement exceptionnel face aux réalités scientifiques et politiques.

 Étonnant plusieurs et décevant tous les pays, la Nouvelle-Zélande a lutté avec force pour vaincre le gagnant des cinq dernières années, le Canada, avec une campagne extrêmement égoïste et irresponsable. Alors que la Nouvelle-Zélande pourrait avoir contribué à affaiblir les négociations pour une nouvelle année, ses voisins, les petits pays vulnérables du Pacifique, devraient se ressaisir, car ils n’ont pas été oubliés : la Nouvelle-Zélande a l’intention de les noyer également.

Source: Réseau Action Climat Canada

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After a 5 year reign as the Colossal Fossil, it seems Canada is refusing to bow out gracefully into the irrelevance that comes with being an historic climate laggard. They, instead, stood strong for inaction throughout these talks, challenged only by the up and coming New Zealand.

Although Canada can share the honour for one more year, Fossil feels that Canada’s tar sands are, frankly, giving Canada an unfair advantage in this competition – Canada has been carbon doping!

For a country whose emissions are similar in scale to the Canadian tar sands, New Zealand has demonstrated exceptional blindness to scientific and political realities. Surprising many and disappointing all, New Zealand has fought hard to unseat 5-time Colossal Fossil winner, Canada, in a  campaign of extreme selfishness and irresponsibility. While New Zealand may have helped drown the talks for another year, New Zealand’s small and vulnerable Pacific neighbours should take heart that they have not been forgotten – New Zealand intends to drown them too.

Source: Climate Action Network Canada

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Charles Larochelle présente le plan du Québec pour les véhicules électriques à Doha

Par Aida Ahmadi, responsable Climat-Énergie AQLPA, à Doha, Qatar.


Hier, mercredi 5 décembre, au cours d’un événement parallèle intitulé «La contribution des gouvernements “subnationaux” pour combler l’écart d’atténuation”, le sous-ministre adjoint aux Changements climatiques, à l’air et à l’eau au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) du Québec, M. Charles Larochelle, a présenté le plan d’action 2011-2020 sur les véhicules électriques.

Au cours de son allocution, M. Larochelle a parlé de l’engagement du Québec dans le développement des énergies renouvelables et a expressément mis l’accent sur le projet de développement des véhicules verts (électriques/hybrides) pour 2011-2020.  Il a abordé la question des incitatifs québécois pour ce développement, pointant le fait que 97% de l’électricité du Québec est produite localement par une énergie renouvelable: l’hydroélectricité. Puis il a parlé du budget et des subventions allouées au projet: 250 millions de dollars sur 8 ans avec l’objectif ambitieux  de compter 300 000 véhicules verts sur les routes du Québec en 2020. Comme incitatif pour les consommateurs, le gouvernement du Québec offre un montant de 8 000$ de rabais pour l’achat de véhicules hybrides et/ou électriques, ainsi que 1 000 $ de rabais pour l’achat d’une station de chargement (240 Volts). D’autres subventions sont également disponibles pour encourager les chauffeurs de taxi et autres professionnels d’opter pour des véhicules hybrides ou électriques.

Pour le moment,  seulement 900 véhicules verts roulent sur les routes du Québec. C’est le service d’auto-partage, Communauto, dans les villes de Québec et de Montréal, qui compte à lui seul 50% de toutes les ventes de véhicules verts au Canada.

Merci au gouvernement du Québec de prendre position en présentant son plan de mesures d’atténuation et à leur bon travail. Toutefois, cela ne suffit pas!

En plus d’un bon plan d’atténuation, nous nous attendons à ce que le gouvernement prenne des positions fermes et conscientes quand il s’agit de s’impliquer dans des projets liés aux combustibles fossiles! En d’autres mots: nous sommes tellement préoccupés par l’exploitation du gaz de schiste et les pipelines de sables bitumineux au Québec. Mais ces projets contribuent à la production de grandes quantités d’émissions de gaz à effet de serre (GES)  et empêche le Québec d’atteindre ses objectifs de réduction des GES.

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Charles Larochelle presented Quebec’s EV plan at Doha

Assistant Deputy Minister climate change, air and water, Mr Charles Larochelle presented the Quebec’s Electric Vehicle (EV) plan in a side event entitled “The Contribution of Subnational Governments to Closing the Mitigation Gap“ on December 5th in Doha.

During his speech Mr Larochelle talked about Quebec’s commitment in the development of the renewable energies and he specifically focused on Quebec’s EV  2011-2020 project.

He talked about Quebec’s incentive towards the EVs pointing to the 97% of locally produced electricity through renewables. Then he explained about the budget and the subsidies allocated to the project: According to him, the initial budget for the project is 250 million dollars over 8 years and the ambitious goal is to reach 300000 EV running on the Quebec roads by 2020. In order to provide incentive for the consumers, the government of Quebec offers an amount of 8000 dollars rebate for the purchase of the new plug in hybrid and electric vehicles as well as a 1000$ rebate for a home charging station (240 Volts). Also additional subsidies are available encouraging the hybrid or electric taxi and trucks.

According to Larochelle up to now we have 900 EV running in Quebec.  Quebec has 50% of all EV sails in Canada and 30 EV’s are now used in the Communauto project in Montreal and Quebec City.

Thanks to the government of Quebec to take a positive position by presenting their mitigation action plan and thanks to their good job. However, that is not enough!

Beside good mitigation plans, we expect government to take a strong and conscious position when it comes to getting involved in the fossil fuels projects! Clearly said we are so concerned about shale gas exploitation and tar sand pipelines in Quebec. These projects contribute to producing large amount of GHG emissions and keep Quebec far from reaching its ambition GHG reduction goals.

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La société refuse la négligence des délégués à Doha: “on ne se laissera pas faire!”

Par Mahdiah El-Jed

Une action solidaire avec les Philippines était organisée mercredi par divers représentants de la société civile, dont Climate Action Network et la Délégation Jeunesse du Canada.

”En ce moment de l’année, nous devrions être en pleine préparation de l’approche du temps de fêtes. À la place, nous sommes en train de compter nos morts” a mentionné un membre de la délégation des Philippines.

Depuis dimanche, le typhon Bopha  qui traverse l’archipel philippin ne cesse de semer la dévastation sur son passage. L’extrême sud du pays,  a été balayé dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 décembre par des vents violents et a littéralement été noyé sous des trombes d’eau. À ce jour, le pays recense au moins 240 morts et des centaines de disparus.  D’autres personnes sont mortes dans des inondations, des glissements de terrain ou des chutes d’arbres.  Le typhon Bopha se dirige maintenant vers la Chine.
Pour les manifestants, ce drame sert de rappel tragique des conséquences du changement climatique. Leur cri d’alarme était destiné aux dirigeants et aux négociateurs déconnectés de l’urgence climatique.

« Les décideurs n’ont pas le droit d’abandonner l’avenir des générations futures », a interpellé la présidente de la délégation des Philippines. Elle a ajouté que  les négociateurs de la 18e Conférence des Parties doivent travailler dans le meilleur intérêt de ces générations de demain.

Hélas, c’est loin d’être le cas. La question de l’ambition en terme de financement et de réduction d’émissions stagne. De plus, malgré le fait qu’elles soient nécessaires pour lutter contre les incidences présentes et futures du changement climatique, les mesures d’adaptation visant à prévenir des dommages sont loin d’être adaptées à l’ampleur et la complexité de la situation.
Des experts et des scientifiques affirment qu’au rythme où vont les choses, les températures extrêmes sont entrain de devenir la nouvelle norme météorologique.

Devant de telles circonstances, les membres des différentes organisations de la société civile participant à l’action solidaire avec les Philippines ont donc clamé haut et fort : « On ne se laissera pas faire ».

Allocution d’un représentant des Philippines à Doha

Collaboration GAÏAPRESSE

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À mi-chemin de la COP18, où en sommes nous? Les observations de la société civile

Par Mahdiah El-Jed

À quelques jours de la fin de la 18e Conférence des parties, les trois dossiers majeurs n’avancent pas. Puisqu’ils sont inter-reliés, l’échec de l’un risque de faire effet domino et entraîner un dérapage total de la conférence de Doha.

C’est l’analyse qu’en ont fait mardi des représentants de trois importantes organisations militantes, lors d’une conférence de presse. Enrique Konstantinidis de Climate Action Network Climate Action Network – International ,  Kelly Dent, porte parole et directrice de la délégation d’Oxfam et Li Yan de Greenpeace Chine, et– Amérique latine ont partagé leurs perspectives.

Selon ces représentants de la société civile, les enjeux les plus pressants à l’agenda de Doha sont les trois tracks: une conclusion du groupe de travail ad hoc en matière d’action coopérative, la mise en place de la seconde phase du protocole de Kyoto et l’avancement d’un plan de travail sur le post-2020.

Kelly Dent insiste sur le fait que les trois dossiers dépendent l’un de l’autre, et que l’échec de l’un risque d’affecter les autres enjeux clés de Doha.

Les questions du financement, de l’adaptation et du transfert de technologies sont, d’après elle, d’importance vitale, et elles sont discutées par le groupe de travail ad hoc sur l’action coopérative à long terme. En effet, selon Dent, l’attention a surtout été portée sur l’atténuation du changement climatique, tandis que les questions de financement, d’adaptation et de transfert de technologies demeurent négligées.

Selon Oxfam, ces enjeux ont été abordés de manière vague et les pays riches ont, jusqu’à présent, toujours trouvé le moyen d’éviter de s’engager à effectuer un transfert de fonds et de technologies auprès de pays en développement.

Pourtant, il s’agit de questions qui sont essentielles pour les pays en développement, d’autant plus que la résolution de ces questions permettrait à la prochaine et très importante phase des négociations de prendre forme.

Deux enjeux risquent d’entraîner l’échec de la COP18 s’ils sont non résolus: il s’agit du financement et ce qui est dorénavant appelé « le surplus d’air chaud ».

Financement : il y a urgence

Selon Oxfam, Greenpeace Chine et Climate Action Network Amérique latine, il y a une intensification du sentiment d’urgence par rapport au financement de l’action coopérative à long terme. Les pays développés doivent s’engager envers ceux dit en développement. Il y a en effet rien pour l’instant dans le texte concernant le financement.

« Nous faisons face à une faillite climatique massive », dénonce  Kelly Dent.  Elle ajoute que les pays en développement font, de plus, face à une montagne d’incertitudes. « À l’aube d’une nouvelle année, ils devront affronter d’immenses défis en matière d’adaptation au changement climatique et de réduction d’émissions. »

Les organisations militantes exigent l’augmentation du financement, ainsi que des cibles chiffrés pour le mi-terme. Elles jugent également l’élaboration d’une trajectoire et d’un sentier vers 2020 primordial.

Le surplus d’air chaud

Le deuxième enjeu qui risque d’entraîner l’échec de Doha est la question du surplus d’air chaud. Avec la fin du premier engagement du protocole de Kyoto en janvier 2013, plusieurs pays aimeraient transférer leurs quotas de carbone inutilisés. L’Union Européenne reste divisée sur cette question. Le temps passe et la position de l’UE concernant le surplus d’air chaud doit être déposé jeudi avant midi.

D’après Konstantinidis de Climate Action Network, l’Union Européenne doit trouver un moyen d’embarquer la Pologne dans la décision d’annulation du surplus d’air chaud. Si cela n’est pas fait, c’est le protocole de Kyoto au complet qui est en danger. Aussi, Greenpeace réclame qu’une deuxième période d’engagement soit adoptée à Doha et qu’elle ne prévoit pas des quotas d’émission – ou allocation « d’air chaud » – qui permettraient aux gouvernements d’éviter de prendre des mesures concrètes contre le changement climatique.
Toujours selon Greenpeace, le surplus d’air chaud est estimé à un total de 13 milliards de tonnes de gaz carbonique, équivalant à deux fois et demie les émissions annuelles de l’Europe.
Le problème s’aggrave.  Au cours des cinq dernières années, l’augmentation de l’utilisation du charbon – ce que la Pologne est grande productrice -  a causé plus de deux tiers de l’accroissement des émissions mondiales de CO2 plaçant les émissions de GES à un niveau record.

Tous concernés

Enfin, il y a une réelle soif d’une plus grande ambition en matière de réduction des émissions. Aussi, les pays qui n’ont toujours pas joint le protocole de Kyoto doivent le faire. Les panélistes rappellent que nous avons été témoins des conséquences de l’augmentation du prix de la nourriture ces dernières années. Ils ont rappelé que c’est la hausse du prix du pain qui a, parmi d’autres choses, attisée le printemps arabe.

« Si les pays en développement se retrouvent seuls devant les impacts du changement climatique, nous témoignerons de la perte des terres agricoles et des moyens de subsistance de millions d’êtres humains. Il s’agit ici d’une question de justice mais aussi un investissement pour un futur collectif plus clément », ont plaidé les écologistes.

Scepticisme et inquiétude

On peut définitivement sentir un fort vent de scepticisme et d’inquiétudes de la part de la société civile.  Avec raison.

D’un autre côté, et presque simultanément, le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon se veut rassurant et confiant. ” Ayons l’espoir que cela est possible”, a-t-il dit délégués et aux journalistes.

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Collaboration GAÏAPRESSE

Mahdiah El-Jed participe à la conférence COH18 de Doha grâce au soutien financier et technique de l’AQLPA

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NON à l’agriculture intelligente face au climat!

Par Aida Ahmadi, responsable Climat-Énergie AQLPA, à Doha, Qatar.

La semaine dernière, lors d’une réunion intitulée: «La bioéconomie: bénédiction ou malédiction pour les changements climatiques», avec la participation de représentants des peuples autochtones du Panama, du Cameroun et des membres de la Coalition mondiale des forêts, ainsi que de l’organisation Cenesta de l’Iran, la bioéconomie a fait l’objet de discussions,  et de critiques!

Le problème est que les gens ne devraient pas faire confiance à “l’agriculture intelligente face au climat”, car selon la fondation Gaia, les gens se sont trompés une fois avec  la production de biomasse et ça ne devrait pas arriver avec “l’agriculture intelligente”.

Selon Simone Lovera, directeur exécutif de la Coalition mondiale des forêts, avec la reconnaissance du changement climatique et du réchauffement climatique en 2005/6, de nombreux pays en développement se sont dotés “d’ambitieuses” cibles et se sont lancés massivement dans la production de biomasse. “Production qui a mené à la déforestation, à des pertes de terres agricole, à l’augmentation du prix ses prix des denrées alimentaires, à la “déresponsabilisation” des femmes, en plus de menacer la santé des populations locales et de contribuer à la disparition de populations autochtones. Pourtant les plus dignes de confiance en matière de conservation de la nature. Au fil des ans, les peuples autochtones ont bâti une relation avec la nature, basée sur les soins, la culture entretenue et la co-évolution” a souligné le Dr Farvar, président de Cenesta.

(…)

Selon la présentation, nous devons chercher des moyens d’atténuation visant à lutter contre les changement climatiques sans nous laisser berner par les avenues de la biomasse et des termes comme “agriculture intelligente face au climat”, car ce ne sont pas là des solutions durables, ni pour le bien de la planète, ni pour celui des gens. Comme Mme Anderson l’a mentionné, la suspicion au sujet de l’”agriculture intelligente face au climat” est renforcée quand ses supporters sont de grands producteurs d’OGM et de graines!

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NO to climate smart agriculture!

Last week, in a meeting entitled: “The bioeconomy: the blessing or curse for climate change?” with the presence of the indigenous people from Panama, Cameroon and as well as the global forest coalition organization and Cenesta organization from Iran, bioeconomy was put into discussion and was critiqued!

The concern was that people should not trust the climate smart agriculture since it is an abuse of the term “climate smart”.  According to Gaia foundation, people once got tricked with biomass production and that should not happen with ‘climate smart agriculture’.

According Simone Lovera from the executive director of the global forest coalition, with the recognition of the climate change and global warming in 2005/6 many developing countries set as “ambition” targets and started massive biomass production which later on lead to deforestation, loosing agricultural lands, raising prices of food, dis-empowering women, threating local’s health and sadly disappearing indigenous people, most trustable preservers of the nature! Over the years, indigenous people have built a mutual relationship with nature based on care, culture, sustaining and co-evolution, Dr Farvar the president of Cenesta stated.

Talking about biomass, it was meant the mass production to be used for the energy production and not local use. The local use never leads to degrading resources in a catastrophic way, Lovera stated. Some people might think that why shouldn’t we use land to produce energy if we have it? And the reply is, we don’t have excessive amount of land to use, “degraded and marginalized land belongs to marginalized people” as Simone Lovera presented. We need to be aware of the rights of the indigenous people whose land and identity survival is dependent on the green climate funds. Good to know that the concept of ‘climate smart agriculture’ mostly advertises the use of genetically modified seeds to be able to tolerate the extreme climate conditions.

According to the presentation, we need to look for mitigation ways to combat the climate change but not become fooled by ‘biomass’ and ‘climate smart agriculture’ terms since they are not sustainable solutions and for the good of the planet and people. As Mrs Anderson mentioned, the suspicion on the new solution “climate smart agriculture” gets stronger when the supporters are big powerful GMO and seed producers!

 

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Canada: pire pays en matière de performance climatique

Par Aida Ahmadi, responsable Climat-Énergie AQLPA, à Doha, Qatar.

“L’indice de performance sur les changements climatiques est un instrument censé améliorer la transparence des politiques climatiques au niveau internationale. Son objectif est d’encourager les pressions politiques et sociales sur les pays qui ont, jusqu’à présent, échoué à prendre des mesures ambitieuses en matière de protection du climat, ainsi que de mettre en évidence les pays performants en matière de politiques climatiques. “(Climate Change performance index, 2012)

“Sur la base des critères normalisés, l’indice évalue et compare les performances de protection climatique de 58 pays qui sont, ensemble, responsables de plus de 90 pour cent des émissions de CO2.” (Climate Change performance index, 2012)

Selon l’indice de performance sur les changements climatiques Germanwatch, et Climate Action Network Europe, seuls l’Iran, le Kazakhstan et l’Arabie Saoudite arrivent après le Canada dans ce classement.

En effet, le Canada est classé «très pauvres» en ce qui concerne les émissions, les énergies renouvelables et les politiques climatiques. Il est classé «pauvres» en matière d’efficacité. Le seul endroit où il se classe «bon» est … dans le développement des émissions.

Selon Hannah McKinnon (Réseau action climat Canada), “Les rapports d’Environnement Canada signalent que le gouvernement ne s’est pas doté des politiques nécessaires pour atteindre ses objectifs actuels de réductions, objectifs largement critiqués pour être parmi les plus faibles du monde industrialisé. Le Canada est aussi le seul pays à avoir revu à la baisse son objectif de réduction dans le cadre de l’Accord de Copenhague et est, depuis, devenu le seul pays à s’être retiré du Protocole de Kyoto. Cette indifférence et cette inaction face aux changements climatiques suscitent de vives critiques de la part des dirigeants du monde entier.”

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Canada: the worst developed country when it comes to climate change performance!

“The Climate Change Performance Index is an instrument supposed to enhance transparency in international climate politics. Its aim is to encourage political and social pressure on those countries which have, up to now, failed to take ambitious actions on climate protection as well as to highlight countries with best-practice climate policies.”(Climate Change performance index, 2012)
“On the basis of standardized criteria, the index evaluates and compares the climate protection performance of 58 countries that are, together, responsible for more than 90 percent of global energy related CO2 emissions.”(Climate Change performance index, 2012)

According to Climate change performance Index by the Germanwatch and Climate Action Network Europe only Iran, Kazakhstan, and Saudi Arabia countries place after Canada in this ranking.

Canada is ranked ‘very poor’ regarding the current emissions, renewable energy, and climate policy. It is ranked ‘poor’ in efficiency, and it gets a ‘good’ ranking in development of emissions. According to Hannah Mckinnon (Climate Action Network Canada), “Environment Canada reports show that the government does not have the policies in place necessary to meet their current goals, which have been widely criticized for being among the weakest in the industrialized world. Canada was the only country to weaken its climate target under the Copenhagen Accord and has since become the only country to withdrawal from the Kyoto Protocol. This indifference and inaction in the face of global climate change has drawn sharp criticism from leaders around the world.”

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Record Guinness de l’insignifiance climatique pour le Canada

Une collaboration de Patrick Bonin, Responsable campagne climat-énergie – Greenpeace

Il a des jours où certains pays n’auraient pas dû se lever. C’était le cas pour le Canada qui a aujourd’hui réussi à établir un triste exploit inégalé. Retour sur cet “exploit”.

De l’$ pour les pétrolières pas pour le climat

Le tout à commencé à tôt ce matin alors que Oil Change international a publié un rapport qui compare les subventions que donnent les pays pour soutenir les combustibles fossiles avec celles destinées à l’aide aux pays en développement pour la lutte aux changements climatiques. En moyenne chez les pays riches qui ont été évalués les subventions aux fossiles sont 5,22 fois plus grandes que celles pour les pays en développement. Évidemment, le Canada dans sa grandeur d’âme a réussi à s’élever au-dessus de la moyenne avec 7,83 fois plus d’argent pour le pétrole et le gaz que pour les pays qui subissent les impacts des changements climatiques et veulent réduire leurs émissions.

Le “cruchon” des pays développés

Par la suite, le Canada a hérité du dernier rang des pays développés (pdf), suivi seulement du Kazakhstan, de l’Iran et de l’Arabie saoudite, dans l’édition 2013 de l’Indice de performance en matière de changements climatiques (Climate Change Performance Index).

Il est donc au 58e rang des 61 pays dont les politiques en matière de climat ont fait l’objet d’une analyse cette année. L’Indice publié annuellement par Germanwatch et le Réseau action climat Europe (CAN Europe), évaluent les politiques et les mesures gouvernementales de lutte aux changements climatiques. Selon Wendel Trio, directeur de CAN Europe, « des institutions telles que la Banque mondiale et l’Agence internationale de l’énergie réclament maintenant l’adoption de mesures proactives en matière de climat. Dans ce contexte, il est décevant de constater qu’autant de pays demeurent réticents à agir. Le Canada est emblématique de ce manque de volonté. […] ». L’exploitation des sables bitumineux représente le premier obstacle du Canada et l’empêche de respecter les accords internationaux en matière de changements climatiques.

Les sables bitumineux menacent les négociations internationales

Mais la journée était encore bien jeune pour notre cher gouvernement… La Délégation Jeunesse du Canada à la COP18 a publié par la suite un intéressant rapport soulignant comment le développement des sables bitumineux met en péril l’engagement du Canada à l’international et bloque le progrès climatique à l’international. Le rapport mentionne que  les émissions provenant des projets proposés vont feront que nous dépasserons les limites acceptables pour empêcher d’atteindre la limite des 2°C.  L’expansion des sables bitumineux a été subventionnée par le fédéral et facilitée par les changements apportés à la structure règlementaire des évaluations environnementales au fédéral.

Finalement, c’est aujourd’hui que le Canada a aussi publié un court historique de son (in)action climatique au cours des trois dernières années, tentant ainsi d’éclaircir sa position par rapport à sa volonté de maintenir la hausse du climat mondial sous la barre des 2°C.

Malheureusement, l’annonce du gouvernement canadien omet de mentionner son action la plus importante en termes d’engagement aux changements climatiques : marquer l’histoire en étant le premier pays à se retirer officiellement du Protocole de Kyoto. Peut-être que le Canada est mal à l’aise d’avouer qu’il s’est retiré, peut-être que quelques barils de pétrole bitumineux obscurcissaient sa mémoire, mais après tout, le pays négocie toujours sur Kyoto jusqu’à la fin de la présente COP, malgré le non-respect de ses engagements. Nous savons que le Canada est modeste, pas du genre à se vanter quand il laisse tomber, mais une (in)action de cette envergure mérite reconnaissance. Alors, malgré que le Canada ait oublié de le mentionner, les ONG internationales ont tenu à ce qu’il reçoive néanmoins le crédit qui lui est dû. C’est ainsi qu’il s’est mérité la 2e place des prix fossiles pour avoir l’un des plus graves problèmes d’amnésie climatique jamais vus. Sérieusement, si on peut oublier s’être retiré du Protocole de Kyoto, qui sait ce qui nous attend!

Avec une performance comme celle d’aujourd’hui, jumelé à ses cinq titres consécutifs de Fossiles de l’année lors des Conférences annuelles de l’ONU sur le climat. le Canada mérite amplement le Record Guinness de l’insignifiance climatique.

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Une collaboration de Patrick Bonin, Responsable campagne climat-énergie – Greenpeace

Patrick Bonin est à la Conférence des Nations unies sur le climat à Doha grâce à une collaboration avec l’AQLPA

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