Pas de repos pour les ONG

Les acteurs principaux des Sommets sur le climat tel que COP16 demeurent les États, généralement représentés leur négociateur sur le climat et leur ministre de l’environnement. Pourtant présentes en grand nombre, les ONG sont souvent, à tort, reléguées au rang d’observatrices.


Can Strategy session à COP16

Membres de CAN International en session de stratégie à COP16.

Loin d’être de simples spectatrices, les ONG environnementales font à la COP un travail colossal. Avec la position rétrograde du gouvernement canadien en matière de climat, les ONG canadiennes à Cancun sont particulièrement actives. Entre autres, elles :

  • Se concertent dans l’élaboration de stratégies servant à faire progresser les négociations;

  • Participent à toutes les plénières ouvertes et interviennent dès qu’un droit de parole leur est accordé;

  • Assistent aux briefing du négociateur canadien sur le climat pour obtenir plus de détails sur la position du Canada, poser les questions-clés et tenter d’influencer ses intentions en faveur du climat;

  • Soulèvent les questions ignorées par les autres acteurs de la Conférence (ex. personne ne parlait du gigatonne gap avant que les ONG n’abordent ce problème );

  • Informent le reste de la société civile par la rédaction de communiqués largement propagés;

  • Procèdent à des entrevues avec les journalistes sur une base quotidienne.

Certaines ONG choisissent de voguer seules , mais plus de 500 ONG environnementales dans le monde sont regroupées au sein d’un même réseau : le Réseau Action Climat, qui parle d’une seule voix lors des sommets internationaux. Plus près de chez nous, l’AQLPA, Équiterre, Greenpeace, la Fondation David Suzuki, Oxfam et l’Institut Pembina font notamment partie des 50 organisations membres de la branche canadienne de ce réseau.


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