Les enjeux de la COP21 Paris 2015 sur le climat

Par Alain Brunel, directeur climat énergie, AQLPA, Montréal, le 25 novembre 2015

Ce sera une grande messe climatique exceptionnelle avec 40 000 pratiquants accrédités venus des quatre coins du monde, dont la moitié de la société civile. Cette 21ème Conférence des Parties (CdP ou COP en anglais) des Nations unies sur les changements climatiques accueillera plus du triple des participants attendus à une conférence « normale ». La délégation canadienne à elle seule comptera 250 personnes, incluant celles des provinces. L’AQLPA y envoie également une délégation de trois personnes pour chacune des deux semaines de la conférence.

Un casse-tête logistique à déployer sous haute sécurité et en plus sous un régime d’état d’urgence avec des menaces réelles d’attentat terroriste alors que 139 chefs d’État prendront la parole le 30 novembre, lors du jour d’ouverture de la conférence. Les perspectives n’ont jamais été aussi bonnes pour qu’un accord soit signé même si de nombreux obstacles persistent. Mais savons-nous bien ce qui doit se négocier et éventuellement se conclure à Paris? Pour mieux comprendre, après un rappel de l’origine et des objectifs de la négociation en cours, nous déclinons, dans le texte qui suit, certains enjeux clés dont : les contributions nationales proposées pour atténuer les émissions; un décodage de l’objectif de limitation de la température à 2°C; un rappel sur l’architecture de l’accord bien différente de celle du protocole de Kyoto; puis nous abordons en rafale, l’adaptation et la finance; l’équité des responsabilités nationales mais aussi individuelles; les mesures et la vérification; la forme juridique de l’accord. Enfin, nous évoquons le grand écart entre économie et écologie sous-jacent à un processus qui non seulement ne prévaut pas sur les négociations de libre échange mais leur est explicitement subordonné.

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