L’importance de la mobilisation citoyenne pour faire contrepoids à la légèreté politique

Par André Bélisle, porte-parole de l’AQLPA

Nous voici au lendemain du Sommet de Paris 20015 sur le climat, COP 21, le vingt et unième sommet international visant une action planétaire pour faire face au réchauffement climatique qui bouleverse le climat partout sur la planète.

Quand on parle de bouleversements climatiques, on peut d’abord considérer les canicules, les sécheresses, les inondations, les tempêtes de toutes saisons, les écarts de température brusques et inhabituels. On peut fort bien constater aussi un réchauffement de la température la nuit, moment où normalement la chaleur du jour devrait se dissiper dans l’espace, mais qui au contraire reste emprisonné en basse altitude sous la couche de gaz enveloppant maintenant la planète.

Le réchauffement climatique et les bouleversements climatiques qui s’en suivent causent des dommages environnementaux et sociaux de plus en plus sévères et fréquents partout dans le monde. Il y a bien sûr les ouragans venus des océans comme Katrina, Haiyan et Sandy  qui tuent des milliers de personnes et  causent des dizaines de milliards de dollars de dommages. Il y a encore les sécheresses catastrophiques comme en Californie, en Colombie-Britannique et dans le nord-ouest canadien qui donnent naissance aux pires feux de broussailles et de forêts qu’on ait connus, et cela à répétition, qui détruisent au passage des communautés presque entièrement, pensons à San Bernardino et Lac de l’esclave.

Rappelons-nous les inondations du Saguenay et de la Côte-Nord en 1996, la tempête de verglas du sud du Québec en 1998 et l’inondation de la Montérégie par la rivière Richelieu en 2011.

La liste des dommages liés aux bouleversements climatiques est bien trop longue pour en faire une énumération exhaustive. Mais en avons-nous besoin pour nous convaincre de l’urgence d’agir ? Certainement pas.

Alors, au lendemain du Sommet de Paris, après que les élites politiques du monde entier aient convenu de la gravité de la situation et de l’urgence d’agir, c’est maintenant à la société civile planétaire qu’il revient de s’assurer que nos gouvernements respectifs agiront avec cohérence et détermination.

Seule la mobilisation citoyenne peut pallier à la légèreté politique et à la cupidité de grandes corporations. L’ère des énergies vertes et renouvelables est arrivée et celle des énergies fossiles est révolue. On doit arrêter d’investir dans les énergies redoutables comme le pétrole bitumineux, les gaz et pétrole de schiste, il faut cesser maintenant d’en augmenter la production et les laisser dans le sol.

On doit refuser de laisser nos économies être verrouillées par des infrastructures lourdes et paralysantes pendant des décennies comme les pipelines Énergie Est, Northern Gateway, Kinder Morgan. Il faut abandonner les projets gaziers et pétroliers sur Anticosti et dans la Vallée du Saint-Laurent, comme il faut imposer un moratoire sur la production de pétrole bitumineux.

Le temps presse! Il faut réduire la production des énergies fossiles et aussi notre consommation/gaspillage. Il en revient à nous tous de concrétiser le changement.

Les citoyens et citoyennes du monde entier doivent faire le choix du progrès et non du regret.

Disons oui aux énergies renouvelables et non aux énergies redoutables.

Disons oui à la consommation responsable et non à la consommation sauvage.

Ensuite, ne laissons plus nos élites gouvernementales parler et ne rien faire. Il nous faut impérativement demander des comptes et faire pression pour que les belles résolutions aboutissent, car nous n’avons pas le choix.

C’est le progrès ou le regret…