Transition juste – Écolos et syndicats, même combat?

 Par Philippe Bélisle, délégation de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) à la Conférence des Parties sur le climat à Marrakech

 Syndicats et écologistes s’entendent pour dire que la transition vers une économie verte, pour être équitable, devra s’accompagner d’une planification à long terme et de stratégies industrielles pour accompagner les travailleurs qui seront touchés par les profonds bouleversements à venir.  Mais certains syndicats représentant les travailleurs du secteur des énergies fossiles, encore très nombreux et bien rémunérés, semblent moins pressés alors que les environnementalistes  répètent que cette transition a déjà pris du retard et qu’il faut l’accélérer. Tensions à l’horizon.

Marrakech, le 14 novembre 2016 – Enchâssée pour la première fois dans le préambule de l’Accord de Paris, la notion de transition juste commence à faire partie du vocabulaire des négociations climatiques à la COP22 à Marrakech. Ce concept, poussé par les syndicats, pose l’énorme défi des mesures qui devront être adoptées dans tous les pays (réforme des systèmes d’éducation, de formation professionnelles et de retraites) pour s’assurer que la main d’œuvre puisse non seulement survivre mais participer à l’implantation des nouvelles technologies, des modes de production et de consommation des prochaines décennies. Déjà, des communautés entières ont été décimées par la délocalisation de centaines de milliers d’emplois manufacturiers en raison des accords commerciaux comme l’ALENA. Mais à en croire les experts présents à Marrakech, le monde n’a encore rien vu.

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Une idée qui a fait du chemin

À l’issue de La Seconde guerre mondiale, craignant que la fin des dépenses militaires massives provoque le retour à la Grande dépression, le Congrès des États-Unis adoptait en 1944 le GI Bill, une loi permettant à des millions de soldats démobilisés de revenir à la vie civile et de participer à la nouvelle économie d’après-guerre. La Loi prévoyait le financement des études universitaires ou d’une formation professionnelle et une année d’assurance-chômage. Grâce à ce financement et l’accès à des bas taux d’intérêt, les ex-GI purent acheter un logement ou partir en affaires.

On considère que cette loi, une des dernières du « New Deal » du président Eisenhower, a permis à la société américaine de réaliser une transition en douceur et de gérer une période de profonds changements économiques et sociaux qui auraient pu s’avérer chaotiques. De nombreux chercheurs font le parallèle entre le GI Bill pour le passage d’une économie de guerre à une économie de paix, et  la transition actuelle vers un système économique basé sur les énergies renouvelables. Le même genre de casse-tête que doit aujourd’hui résoudre la communauté internationale, mais à la puissance dix.

L’idée d’une transition juste a pris naissance aux États-Unis dans les années 70, au sein de syndicats actifs dans des secteurs durement touchés par le resserrement de la réglementation environnementale. On attribue généralement à Tony Mazzochi, vice-président du syndicat américain des travailleurs de l’énergie, de la chimie et du secteur nucléaire, la paternité du rapprochement entre le mouvement syndical et environnemental et le développement d’un argumentaire pour une transition écologique socialement juste.

Ce rapprochement permit de contourner la stratégie patronale qui associait la protection de l’environnement à des pertes d’emplois. Ce « chantage à l’emploi »  avait pour effet de diviser les deux composantes de la gauche américaine, les syndicats et les écologistes. D’un côté, les syndicats centraient souvent leurs revendications autour d’enjeux immédiats comme les salaires et les conditions de travail (business unionism ou syndicalisme financier) et de l’autre, les écologistes n’avaient pas toujours conscience des impacts de leurs revendications parfois radicales sur les travailleurs.

Un exemple éloquent démontrant que, dès les années 80, l’environnement et l’emploi n’étaient pas antinomiques eut lieu au Québec, alors que les pluies acides représentaient la menace environnementale la plus importante au Canada et aux États-Unis. Des milliers de lacs, de part et d’autre de la frontière, étaient si acides qu’ils ne présentaient plus aucune forme de vie. Les précipitations acides, causées en grande partie par les émissions d’anhydride sulfureux (S02) provenant des centrales au charbon et de l’industrie métallurgique, avaient aussi asphyxiés des milliers d’hectares de forêts.

À Rouyn, au Québec, l’usine de transformation métallurgique Noranda était l’un des plus grands pollueurs en Amérique du Nord. Ses cheminées crachaient des centaines de millions de tonnes de S02 dans l’atmosphère, qui retombaient sous forme de précipitations acides, écaillant la peinture des véhicules dans la ville et se propageant au gré des vents jusqu’à des milliers de kilomètres.

Pendant des années, l’AQLPA faisait pression sur le gouvernement du Québec pour forcer la Noranda à réduire ses émissions. Évidemment, les dirigeants de Noranda s’opposaient farouchement à cette idée et affirmaient qu’une telle mesure allait provoquer la faillite de  la compagnie. Finalement, en 1988, le ministre de l’Environnement, Clifford Lincoln, annonça que le Québec serait la première juridiction au Canada – et en Amérique du Nord – à imposer une réduction des rejets polluants de la Noranda.

Québec fixa  l’objectif de réduction à 70%, malgré l’opposition féroce de Noranda qui mena une campagne systématique de chantage, dont le message principal était qu’une réduction de 70% des émissions provoquerait des pertes d’emplois équivalentes. On comprend que le syndicat des employés de l’usine n’était pas très chaud à cette idée.

Mais il existait une solution simple proposée par l’AQLPA et d’autres groupes écologistes, qui démontrait l’absurdité des arguments de Noranda : construire une usine de désulfurisation, qui non seulement diminuerait la pollution, mais créerait des emplois. La technologie était connue : les gaz acides seraient récupérés, transformés en acide sulfurique, mis en barils et vendus sur le marché industriel.

Après des négociations intenses et la promesse de subventions publiques, cette solution fut  adoptée et la nouvelle usine vit le jour. 200 emplois furent créés pour sa construction et 80 autres pour la faire fonctionner. Cette nouvelle activité apporta des profits annuels de l’ordre de 10 à 15 millions de dollars à Noranda, en plus d’améliorer la qualité de l’air de façon draconienne. Grâce à cette usine, Noranda pu diminuer de 300 000 tonnes par année ses émissions de S02. Plus tard, le ministre Lincoln déclara : « grâce à l’extraordinaire travail d’éducation populaire mené par l’AQLPA sur ce sujet, le Québec avait fait un bond incroyable dans la compréhension des enjeux, signifiant clairement son appui aux mesures contraignantes qu’il faillait appliquer […] »

Un concept reconnu mais qui ne fait pas l’unanimité

Il fallut attendre jusqu’à la fin des années 90 avant que l’expression « transition juste » soit adoptée par des syndicats américains et canadiens. En 1997 par le syndicat américain des travailleurs de l’énergie, de la chimie et du secteur nucléaire, puis en 2000 par le Congrès du travail du Canada (CTC) et en 2007 par la Confédération des syndicats britannique.

Sur le plan des négociations climatiques, les syndicats ont été présents depuis le tout début. En 1997, de grandes organisations syndicales internationales participaient aux négociations du Protocole de Kyoto et poussaient le concept de transition juste. À partir des années 2000, la Confédération syndicale internationale (CSI) voulut influencer les négociations en faisant alliance avec des groupes écologistes et des mouvements sociaux et exigeant des réductions draconiennes des émissions globales de GES. Quelques années plus tard, le CSI adoptait une résolution sur la lutte aux changements climatiques par le développement durable et la transition juste. À la COP16 à Cancun en 2010, la notion de « transition juste par de la main-d’œuvre par un travail décent et de qualité » fut insérée dans le texte final des négociations.

Au cours des COP suivantes, la transition juste fit son chemin jusqu’à Paris, où il fut inséré dans le préambule de l’accord signé par 197 Parties.

Cette apparente victoire cache cependant un malaise qui perdure au sein du mouvement syndical. Dans certains pays où l’extraction des ressources fossiles demeure importante, la transition juste ne gagne pas de concours de popularité. Selon une étude de l’Université de Genève, « même si le concept vient à l’origine des États-Unis, il n’y est plus guère utilisé. Cela tient notamment au fait que de nombreux syndicats actifs dans le secteur des énergies non-renouvelables comme le pétrole, le charbon et le gaz de schiste en ont une image très négative. En fait, plusieurs syndicats américains partagent l’analyse patronale qui voit encore dans la protection de l’environnement une menace directe sur l’industrie et donc sur les emplois. »

Au printemps 2016, la journaliste française Béatrice Héraud rapportait dans le magazine Novetich, spécialisé en économie responsable, des propos révélateurs recueillis lors d’une conférence sur la transition juste organisée par la Fondation de l’écologie politique. Une porte-parole de la CSI, représentant 180 millions de travailleurs, au sein de 333 syndicats nationaux affiliés dans 162 pays, reconnaissait que « à la CSI, nous sommes loin d’être dans une situation de consensus (…) nous partons du principe qu’il n’y a pas d’alternative au fait que le respect de l’environnement doit être au cœur de la transition. Mais le mouvement syndical ne s’engage pas le cœur léger. Cela va entraîner la disparition de certains secteurs emblématiques de la lutte syndicale comme le mouvement minier, qui a été au cœur des luttes sociales. Les mineurs se sont battus pour améliorer les conditions sociales des ouvriers, bien au-delà de leur propre secteur : ils ont notamment été en pointe de la lutte anti-Apartheid (…) L’Histoire n’a jamais été tendre avec ceux qui négocient. Cela pèse aussi sans doute dans la façon dont certains syndicats appréhendent aujourd’hui les négociations climatiques. Cela pourrait conduire le mouvement syndical à être du mauvais côté de l’Histoire ».

Dans le même article, Philippe Pochet, directeur de l’Institut syndical européen, ne cachait pas sa “perplexité” face à la réalité de cette “transition juste”. “Cela ne prend pas sur le terrain. Quand les employeurs ne changent pas leur position habituelle, les salariés se demandent ce qu’ils ont à gagner à cette transition énergétique, certes nécessaire, mais qui pose plusieurs problèmes. Et comment imposer le concept de transition juste dans le rapport de force de l’entreprise ?”

La transition juste après Paris

À la COP22 à Marrakech, la transition juste est sur toutes les lèvres des représentants syndicaux, et de nombreuses conférences et ateliers ont été organisés pour commencer à mettre un peu de viande autour du concept maintenant inclus dans l’Accord de Paris. Mais en écoutant les participants et intervenants, on prend conscience du chemin à parcourir pour traduire en actions les principes de base de cette transition. Ici, les syndicats sont très actifs à faire du lobbying auprès des équipes nationales de négociateurs.

En entrevue avec l’AQLPA, Isabelle Ménard, responsable Santé, sécurité et environnement à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), explique que l’objectif, cette année, est de commencer à élaborer un « cadrage » sémantique et faire évoluer la notion de transition juste dans la concrétisation de l’Accord de Paris.

« L’enchâssement du concept de transition juste dans le préambule de l’Accord de Paris a été un travail de longue haleine de la part de la confédération internationale du travail dont la CSN fait partie. L’objectif est d’opérationnaliser ce concept au niveau des mesures de riposte, response measures en langage de négos, et ensuite les quantifier au plan économique. De façon générale, on sait que le transport, la métallurgie, l’agriculture, le bâtiment, sont des secteurs qui commencent à se transformer. Les travailleurs devront changer leurs façons de travailler et il faut établir un plan économique pour pallier les impacts qui seront inévitables. »

Au Québec et au Canada : silence radio

Au Québec, le gouvernement Couillard a déposé le Projet de loi 106 sur la Politique énergétique 2030, qui prévoit une réduction de 37,5% des gaz à effet de serre en 2030 sur la base de 1990. Le projet de loi est composé de deux éléments difficilement compatibles, soit la création d’un nouvel organisme, Transition énergétique Québec, dont le mandat sera d’assurer l’atteinte de ces objectifs ambitieux, et édicte du même coup la Loi sur les hydrocarbures pour encadrer l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz au Québec.

Comme le fait remarquer la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) dans son mémoire déposé l’été dernier en commission parlementaire, « cette loi entre en contradiction avec la transition énergétique (…) et dans un contexte où un véritable débat sur la pertinence d’exploiter ou non les hydrocarbures n’a pas eu lieu », la centrale « demande au gouvernement de ne pas aller de l’avant avec l’exploitation du pétrole et du gaz au Québec. »

Alors que des transformations majeures sont à prévoir sur le plan de la main-d’œuvre au cours des prochaines décennies, la FTQ constate que le gouvernement Couillard ne propose aucune vision d’ensemble sur la façon dont l’État entend gérer la transition énergétique et ne propose aucune piste de réflexion à propos de questions cruciales qui s’y rattachent : « Quels secteurs de l’économie et quelles professions seront les plus touchées? Quelles mesures seront mises en place pour appuyer une réduction des émissions de GES du secteur industriel? Quelles seront les programmes et les mesures qui seront mises en place pour ceux qui pourraient perdre leur emploi (formation, soutien au revenu, adaptation au marché du travail)? », se demande la FTQ, qui exhorte le gouvernement à mettre en place une stratégie industrielle visant notamment la création d’emplois de qualité, le développement de nouveaux secteurs économiques à faible intensité en carbone et une augmentation des investissements en recherche et développement.

« Il est impératif, conclut la FTQ, que le gouvernement inscrive ses actions dans le cadre d’une transition juste », et recommande d’assurer une « gouvernance intégrée de la transition énergétique ».

Le 31è congrès statutaire de la centrale, prévu fin novembre à Montréal, portera justement sur les changements climatiques et les inégalités sociales. Une plateforme de discussion qui fera une large part à la transition juste et aux revendications des travailleurs.

Comme on le voit, le Québec affiche de grandes ambitions dans la lutte aux changements climatiques mais ne semble pas avoir amorcé une réflexion sérieuse sur la gestion de la transition, étape charnière vers une économie verte.

Pendant ce temps, à Ottawa, le gouvernement Trudeau semble se diriger vers une impasse. Selon les experts, le Canada devra réduire à zéro ses émissions de GES d’ici 2050 pour contenir l’augmentation du réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius, comme le prévoit l’Accord de Paris, ratifié il y a quelques semaines par le gouvernement fédéral.  Certains croient même que le Canada devra afficher une contribution négative en GES d’ici le milieu du siècle.

Pour y arriver, il faudrait que dès maintenant,  le Canada laisse sous terre l’essentiel de ses réserves en hydrocarbures, alors que l’Alberta, à elle seule, prévoit augmenter la production de ses sables bitumineux de… 40% dans les vingt prochaines années!

Cherchez l’erreur! D’autant plus que, selon les représentants syndicaux canadiens que l’AQLPA a rencontrés à la COP22, le gouvernement Trudeau semble ne pas avoir commencé à réfléchir à la façon dont le Canada gérera la transition énergétique. Ce qui est une aberration, considérant qu’en raison de son économie basée sur l’extraction des ressources fossiles, le canada est l’un des pays qui fera face aux transformations les plus draconiennes dans le passage à une nouvelle économie décarbonée.

À Marrakech, l’AQLPA a rencontré Sari Saironen, responsable santé, sécurité et environnement d’UNIFOR, le plus grand syndicat canadien du secteur de l’énergie, qui représente, entre autres, 25 000 travailleurs du pétrole en Alberta. Mme Saironen est très active dans les réunions et conférences portant sur la transition juste.

« On espère que le concept de transition juste aura sa place dans l’ensemble des discussions ici à Marrakech, en particulier celles portant sur l’atténuation et l’adaptation; sans être au devant de la scène, la transition juste sera un élément important dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Nous allons faire pression sur la délégation représentant le gouvernement du Canada pour qu’elle soulève cet enjeu à toutes les tables de discussions. »

La représentante d’UNIFOR reconnaît que le Canada a au moins dix ans de retard dans l’élaboration d’un plan de sortie du pétrole. Cependant, elle ne semble pas s’inquiéter du moment incontournable où le Canada devra gérer le déclin de son secteur pétrolier. Peut-être parce qu’elle a bon espoir que les travailleurs de Fort McMurray, qu’elle représente, disposent encore de quelques décennies avant de perdre leur emploi.

« Il n’y a pas de plan, dit-elle, mais nous voulons nous assurer que lorsque le Canada va en développer un, que les syndicats soient assis à la table. C’est une opportunité pour nous d’apporter notre vision pour que la transition juste comprenne des mesures de formation et que les travailleurs soient affectés le moins possible.

Pas de travail sur une planète morte

Au Bangladesh, le cyclone Sidr a perturbé des milliers de petites entreprises et affecté plus d’un demi-million de travailleurs en 2007. Aux États-Unis, l’ouragan Sandy a provoqué le déplacement de 150 000 travailleurs et l’État du New Jersey a subi une perte nette de 11 000 emplois en 2012.  Le typhon Haiyan qui a frappé les Philippines en novembre 2013 a touché près d’un millions de travailleurs, affectant leurs moyens de subsistance du jour au lendemain. Les événements météorologiques extrêmes causés par les changements climatiques iront en s’accentuant au cours des prochaines années et décennies, ce qui déstabilisera les chaînes d’approvisionnement planétaires, affectant des travailleurs de plus en plus nombreux.

Ce scénario catastrophe était un des sujets abordés la semaine dernière à la COP22, dans le cadre d’une conférence intitulée  No Jobs on a Dead Planet. Organisé par la Confédération syndicale internationale (CSI), l’événement réunissait des représentants syndicaux et de la société civile. Un des conférenciers, Brian Kohler, ex-syndicaliste canadien, travaille aujourd’hui au sein du plus important regroupement mondial de syndicats du secteur privé.

Pour lui, les États nationaux doivent urgemment planifier la transition énergétique, économique et sociale. Mais il rappelle que le déploiement de nouvelles technologies pour réduire les GES va à l’encontre de l’intérêt de certains secteurs industriels, comme bien sûr les énergies fossiles, qui ont investi des sommes astronomiques dans l’exploration et la découverte de nouvelles réserves et dans les infrastructures d’extraction, de transformation et de distribution.

Même avec toute la bonne volonté du monde, dit-il, la planète va continuer à consommer des ressources fossiles et il n’est pas nécessairement contradictoire de dire : « on va continuer à développer nos ressources en hydrocarbures et en même temps, on va se donner des objectifs de réduction de GES. » Pour Kohler, la clé réside dans la planification sérieuse de la transition et cette planification aurait dû commencer il y a longtemps.

Et si la communauté internationale tarde trop à mettre en place cette transition de manière structurée, « deux scénarios catastrophe risquent de se produire. Soit nous grillons la planète, soit à la dernière minute, nous nous réveillons et nous tentons de sauver ce qui pourra être sauvé, sans égard pour les droits des travailleurs ou pour les droits humains. Cela pourra peut-être permettre à la Terre de survivre, mais nous vivrons comme des paysans du Moyen-Âge, dans un monde où nous n’aurons plus aucun droit de parole. Ce n’est pas le genre d’avenir que nous voulons pour nos enfants. »

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About Alain Brunel

Cofondateur de l’AQLPA en 1982, il a participé à la bataille contre les pluies acides pendant la décennie 80. Il a été consultant en France pendant 16 ans en hygiène, sécurité et conditions de travail, période pendant laquelle il a développé sa connaissance des enjeux environnementaux, économiques et sociaux pour les entreprises. Directeur climat énergie de l'AQLPA de 2013 à 2016, il a participé à la COP 19 à Varsovie, la COP 20 à Lima et à la COP 21 de Paris en tant que chef de la délégation AQLPA. Titulaire d’un DEA de sociologie de l’action organisée de l’Institut d’Études Politiques de Paris, d’une maîtrise de sociologie de l’université Paris X Nanterre, d’un baccalauréat en communication et d’un certificat en sciences de l’environnement de l’UQAM.