Category Archives: Sables bitumineux

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Réaction AQLPA sur le bilan canadien à la COP22 : Le Canada est de retour… dans le passé.

Saint-Léon-de-Standon, le 21 novembre 2016 – La 22e conférence mondiale sur le climat (COP22) s’est terminée sur une note relativement positive si on exclut le Canada et les États-Unis.

La grande majorité des pays du monde ont donné suite aux engagements pris en 2015 lors de la COP21 à Paris. De plus, les deux grands abstentionnistes qu’étaient la Chine et l’Inde font maintenant partie des pays participants. Il y a certainement lieu de se réjouir de cette mobilisation planétaire.

«Pour ce qui est du Canada, c’est le jour de la marmotte; le Canada est de retour… dans le passé. En reconduisant les cibles irresponsables mises de l’avant par Harper, le Canada ne peut prétendre agir sérieusement dans la lutte au réchauffement planétaire, d’autant plus qu’il prévoit permettre une augmentation de 40% de la production de pétrole bitumineux. Le Canada a d’ailleurs encore mérité le titre de cancre de l’année décerné par le Réseau action climat international. À la clôture de cette conférence déterminante pour l’avenir de la planète, le Canada n’est tout simplement pas la hauteur de ses promesses et responsabilités» a déclaré Alain Brunel, conseiller climat énergie AQLPA.

De plus, le Canada annonce aujourd’hui une nouvelle qui se veut réjouissante : l’abandon de la production d’électricité produite par les centrales au charbon. L’AQLPA accueille cette dernière initiative positivement mais tient à apporter une importante nuance. La fermeture des centrales au charbon de la Nouvelle-Écosse est en fait encore reportée car selon l’Accord nord américain sur les pluies acides (annexe 1, 1991 et annexe 2, 2000), elles auraient dû être mises au rancart depuis 2006.

«Sous les conservateurs et Peter McKay, les centrales au charbon de la Nouvelle-Écosse ont bénéficié d’un report d’échéance indéterminé, aujourd’hui on apprend qu’elles continueront à cracher les polluants causant les pluies acides et le réchauffement planétaire encore longtemps, jusqu’en 2030 donc avec 25 ans en retard dans le dossier des pluies acides. Un devoir de mémoire s’impose» signale André Bélisle, président AQLPA.

Pour ce qui de notre voisin américain, les déclarations du président nouvellement élu démontrent clairement une rupture avec la bonne volonté et la conscience planétaire de l’administration Obama. Heureusement la société américaine, incluant de nombreux états et des centaines de grandes entreprises, demandent à Donald Trump de respecter leur volonté d’agir de façon responsable face à l’urgence climatique. L’espoir existe bien que mince.

Une conclusion s’impose : c’est à la société civile que revient encore la tâche de responsabiliser nos gouvernements.

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SOURCE
Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)

INFORMATION
André Bélisle, Président, AQLPA
cellulaire : 418 390 2367

Pas de réduction sérieuse des émissions de GES au Canada sans limites sur les sables bitumineux

Par Alain Brunel, directeur climat énergie, AQLPA, le 10 avril 2015

Une étude solide de Greenpeace et Environmental Defence, intitulée « Le Canada s’enlise « , publiée le 9 avril 2015, démontre de façon extrêmement convaincante à partir de données gouvernementales, qu’il sera impossible pour le Canada de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre (GES) à la hauteur requise par la science sans limiter l’extraction du pétrole bitumineux. Cette étude est indépendante et complémentaire à celle que l’AQLPA a réalisée récemment portant sur les volumes de GES associés, en amont et en aval, au pétrole qui transiterait dans les nouveaux oléoducs actuellement projetés au Canada. C’est la preuve par deux que si nous sommes sérieux dans notre volonté de réduire les GES, il nous faut absolument stopper la croissance de l’extraction du pétrole bitumineux. Et les paramètres de l’équation de Kaya viennent aussi nous le démontrer. En voici les éléments de preuve. Continue reading

Les émissions de GES liées à Énergie Est sur 40 ans: l’équivalent de plus de 1,3 milliard d’autos

« Sur 40 ans, les émissions totales amont et aval du pipeline Énergie Est dépasseraient les 5,2 milliards de tonnes équivalent CO2, (GteqCO2) soit 64 fois les émissions du Québec de 2011. »
– Alain Brunel, directeur climat énergie, AQLPA 

Résumé : dans l’analyse qui suit, Alain Brunel, directeur climat énergie de l’AQLPA, expose des données inédites sur les émissions totales de gaz à effet de serre (GES), produites en amont par l’extraction et en aval par la combustion, associées au pétrole bitumineux transporté par les nouveaux projets d’oléoducs ou d’expansion des anciens sur toute leur durée d’opération. Les chiffres sont astronomiques. Et c’est une estimation conservatrice lorsqu’on la compare aux données du département d’État des États-Unis relativement au pipeline Keystone XL. Les émissions totales projetées sont également mises en perspective avec le budget carbone mondial limité qui nous est imparti pour éviter l’emballement climatique. Cette recherche montre hors de tout doute qu’on ne peut vouloir à la fois réduire les GES et favoriser l’exploitation des sables bitumineux. 

Version imprimable (PDF) à télécharger (cliquez ici). 

Par Alain Brunel, directeur climat énergie AQLPA, mars 2015

Pour une deuxième fois depuis qu’il est au pouvoir, le président des États-Unis a apposé son veto au projet de pipeline Keystone XL. Sur le fond, nous le savons, Barack Obama est préoccupé par l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) que l’utilisation du pipeline entraînerait. Il a bien raison. En juin 2013, il affirmait dans un discours à Georgetown University qu’il considérerait KXL d’intérêt national pour les États-Unis uniquement s’il était démontré que l’oléoduc « n’exacerberait pas significativement » la pollution carbone. Et il a déclaré tout récemment que la production de pétrole bitumineux était « extraordinairement sale ». Continue reading

Énergie Est et GES : Alain Brunel, directeur climat énergie de l’AQLPA, a interpellé les dirigeants de l’ONÉ

Le président de l’Office national de l’énergie M. Peter Watson et sa vice-présidente Lyne Mercier sont venus expliquer le rôle de l’Office national de l’énergie le jeudi 26 février à HEC Montréal dans la perspective des audiences sur le projet Énergie Est de TransCanada. Un comité d’accueil d’une vingtaine de personnes de la coalition “SpeakVert !”, dont fait partie l’AQLPA, regroupement d’écologistes, de citoyens, d’agriculteurs et défenseurs de la langue française, les attendaient pour leur rappeler l’importance d’obtenir l’ensemble de la preuve de TransCanada en français. Pour leur rappeler également l’importance de prendre en compte la totalité des émissions de gaz à effet de serre que le projet de 1,1 million de barils par jour induira en permettant l’augmentation de la production des sables bitumineux de quelque 40%.

Alain Brunel, le directeur climat énergie de l’AQLPA, a interpellé directement les dirigeants de l’ONÉ sur ces questions en critiquant l’interprétation très restrictive de leur mandat alors qu’ils ont l’autorité des évaluations environnementales des projets d’oléoducs depuis la loi mammouth C-38. “Les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites à zéro d’ici quelques décennies, il s’agit de l’enjeu environnemental du siècle, d’un enjeu de civilisation. L’Oné ne peut pas ne pas en tenir compte quand le pipeline Énergie Est augmenterait à lui seul de 40% la production de sable bitumineux”.   Continue reading

Énergie Est: front commun d’agriculteurs, d’écologistes et de défenseurs du français

CAMPAGNE POUR UNE SUSPENSION IMMÉDIATE DES PROCÉDURES À L’ONÉ

#SPEAKVERT !

Montréal, 20 février 2015 – Plus d’une vingtaine de groupes citoyens, agricoles, environnementaux, syndicaux et de défense de la langue française ont lancé ce vendredi la campagne «Speak vert!» afin de faire valoir leur indignation face à l’Office national de l’énergie (ONÉ), cet organisme fédéral qui refuse de rendre disponible pour les citoyens francophones une traduction officielle des 30 000 pages de documents déposés en anglais seulement par TransCanada concernant le projet d’oléoduc Énergie Est. Continue reading

Objectif climat Terre vivante : zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici la fin du siècle!

Par Alain Brunel, Directeur climat énergie, avec la collaboration de Marc Lebel  

France leader Hollande in Canada for state visit
Source photo : Le figaro

L’image était belle dimanche 2 novembre à Banff devant les Rocheuses. Le président de la France, côte à côte avec un Stephen Harper ravi, en communion devant un panorama spectaculaire de l’Alberta; avant d’entonner de concert l’hymne aux richesses de la province que les entreprises françaises sont bien placées pour exploiter – et où la pétrolière Total a investi massivement. Malaise chez les écologistes français et fâcheuse coïncidence : le jour même où François Hollande atterrissait pour une première visite historique d’un président français dans la province canadienne de l’or noir, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rendait public le résumé final des trois rapports des groupes de travail sur la physique du climat, les impacts des changements climatiques et les moyens de réduire les gaz à effet de serre (GES). Continue reading