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	<title>AQLPA</title>
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		<title>Échec ou succès, la COP17?</title>
		<link>http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/19/echec-ou-succes-la-cop17/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 16:30:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Bonin (Directeur Climat-énergie AQLPA)</dc:creator>
				<category><![CDATA[AQLPA]]></category>

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		<description><![CDATA[Texte d&#8217;opinion paru dans Le Devoir du 19 décembre 2011 Sommet de Durban sur le climat &#8211; De nouveaux alignements politiques en cours René Audet, Chercheur affilié à la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l&#8217;UQAM et Patrick Bonin, Directeur climat-énergie, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)  19 décembre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/338688/sommet-de-durban-sur-le-climat-de-nouveaux-alignements-politiques-en-cours">Texte d&#8217;opinion paru dans Le Devoir du 19 décembre 2011</a></p>
<h1>Sommet de Durban sur le climat &#8211; De nouveaux alignements politiques en cours</h1>
<div>René Audet, Chercheur affilié à la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l&#8217;UQAM et Patrick Bonin, Directeur climat-énergie, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)  19 décembre 2011  <a href="http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement">Actualités sur l&#8217;environnement</a></div>
<div><a href="Photo : Agence Reuters David Gray Des milliers d’édifices sont toujours chauffés au charbon en Chine, comme ici à Pékin. Tout comme l’Inde et les États-Unis, la Chine conçoit encore largement la lutte contre les changements climatiques comme un mal économique ou un facteur de limitation de la croissance."><img class="aligncenter size-full wp-image-1351" title="image" src="http://www.blogueaqlpa.com/wp-content/uploads/2011/12/image.jpg" alt="" width="449" height="268" /></a></div>
<div>
<div style="text-align: right;">Photo : Agence Reuters David Gray (in Le Devoir)</div>
</div>
<p>La Conférence de Durban sur les changements climatiques a produit un résultat modeste, mais néanmoins significatif. Échec ou succès, la COP17?</p>
<div><span id="more-1350"></span>Si Copenhague (2009) fut le sommet des grands espoirs déçus et que Cancún (2010) fut celui de la relance du processus multilatéral, alors Durban a ouvert une fenêtre sur l&#8217;avenir probable du régime climatique et des tensions politiques qui en détermineront la forme et la force.</p>
<p>Devant la complexité de l&#8217;ordre du jour des négociations climatiques, il n&#8217;est jamais facile de juger le niveau de réussite d&#8217;une conférence des parties. On peut toutefois affirmer que, si les accords de Durban représentent un résultat modeste en ce qui concerne l&#8217;effort de réduction des GES, la conférence en elle-même a mis au jour les nouveaux alignements politiques qui structureront les négociations internationales et les initiatives nationales dans les années à venir.</p>
<p><strong>Kyoto II</strong></p>
<p>L&#8217;enjeu sans doute le plus médiatisé de la conférence a été le lancement d&#8217;une deuxième phase du protocole de Kyoto, la première se terminant à la fin de 2012. La crainte d&#8217;un «vide juridique» entre les deux phases motivait un certain nombre de pays à faire de Kyoto l&#8217;enjeu central de Durban, malgré l&#8217;absence des États-Unis et le retrait annoncé du Canada, du Japon et de la Russie, qui a pour conséquence de réduire considérablement la portée du traité.</p>
<p>Pour les pays en développement, l&#8217;argument principal en faveur du protocole est double. D&#8217;une part, le protocole demeure le seul outil juridiquement contraignant dont dispose la communauté internationale pour s&#8217;attaquer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. D&#8217;autre part, il représente la concrétisation du principe selon lequel les pays développés doivent prendre le leadership dans la lutte contre les changements climatiques.</p>
<p>Quant à l&#8217;Europe, qui a bâti sa politique climatique en fonction des mécanismes institués par Kyoto, elle avait aussi un certain intérêt pour son renouvellement. Toutefois, devant l&#8217;inaction de plusieurs pays développés et les promesses floues des économies émergentes, l&#8217;Europe a voulu s&#8217;assurer d&#8217;une deuxième phase flexible.</p>
<p>Ainsi, la décision issue de Durban ne précise pas encore la durée de vie de Kyoto II, son langage est juridiquement faible et les cibles initiales de réduction de GES des pays signataires — reprises des accords de Cancún — sont largement en dessous du seuil nécessaire pour combler le fossé nous séparant de l&#8217;objectif de limiter le réchauffement à moins de 2 °C et d&#8217;éviter les changements climatiques catastrophiques.</p>
<p>En effet, selon les chercheurs qui publient le Climate Action Tracker, en considérant les engagements volontaires pris par l&#8217;ensemble des pays à Cancún l&#8217;an dernier, nous allons «vers une trajectoire des émissions globales qui causera un réchauffement de 3,5 °C».</p>
<p><strong>La coalition des bonnes volontés</strong></p>
<p>C&#8217;est cette éventualité qui fait frémir les pays les plus vulnérables et les petits États insulaires, qui sont gravement menacés par la multiplication des événements climatiques extrêmes et la hausse du niveau des océans, mais qui ont gagné en poids politique depuis Copenhague en faisant campagne pour le «droit à la survie». Prenant acte à Durban de la faiblesse du niveau d&#8217;ambition, ces pays se sont associés à l&#8217;Europe pour exiger le lancement d&#8217;un nouveau cycle devant mener à un instrument négocié qui entrerait en vigueur en 2020 et qui réunirait tous les pays émetteurs.</p>
<p>Cette «coalition des bonnes volontés» a de facto créé une dynamique positive à Durban. Derrière celle-ci, il y a non seulement l&#8217;idée de limiter les dégâts liés aux catastrophes à venir, mais aussi celle d&#8217;opérer le plus rapidement possible la transition vers des «sociétés sobres en carbone» ou vers une «économie verte», comme le formule le discours émergeant autour de la préparation du prochain Sommet de la Terre à Rio, en juin prochain.</p>
<p>Or, devant cette coalition des bonnes volontés, s&#8217;est posé à Durban un autre alignement politique global, à la fois inusité et puissant.</p>
<p><strong>L&#8217;USIC: un alignement ponctuel ?</strong></p>
<p>Dans le feu de l&#8217;action de la conférence, les ONG ont rapidement désigné ce nouvel alignement par l&#8217;acronyme «USIC», pour United States-India-China. Mais peut-être n&#8217;est-il pas si nouveau après tout: souvenons-nous de l&#8217;accord de Copenhague, cette déclaration politique sans portée juridique qui reflétait largement une négociation bilatérale entre les États-Unis et la Chine.</p>
<p>Les intérêts de ces pays dans les négociations climatiques sont souvent contradictoires. Sur les questions de transparence et de financement de l&#8217;adaptation, par exemple, on les voit plus souvent s&#8217;affronter que collaborer. Au niveau idéologique, les économies émergentes et les États-Unis sont aux extrémités du spectre, surtout lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de considérer la «responsabilité historique» des changements climatiques et de désigner les acteurs devant «prendre le leadership» dans la lutte contre les changements climatiques.</p>
<p>Mais, paradoxalement, sur les questions centrales du niveau d&#8217;ambition des réductions d&#8217;émissions et du statut juridique du régime climatique, ces pays se trouvent à être des complices par défaut. Contraints par des réalités politiques et économiques nationales très différentes, ils conçoivent encore largement la lutte contre les changements climatiques comme un mal économique ou un facteur de limitation de la croissance.</p>
<p>Sans engagement ferme de leurs vis-à-vis, aucun d&#8217;eux n&#8217;acceptera des contraintes juridiques trop ambitieuses. D&#8217;où l&#8217;absence de la formule «entente légalement contraignante» — la plus rigoureuse en droit international — dans le mandat du nouveau groupe qui négociera la future génération d&#8217;instruments négociés pour réglementer les réductions d&#8217;émissions.</p>
<p><strong>Alignements transnationaux</strong></p>
<p>À bien suivre tout ce qui entoure une conférence des parties, on comprend rapidement que ces nouveaux alignements politiques ne caractérisent pas seulement les États. Ils sont transnationaux au sens où ils reflètent également les stratégies de grands secteurs industriels et d&#8217;acteurs politiques de divers niveaux.</p>
<p>Ainsi, au côté de l&#8217;industrie des énergies fossiles et de ses partisans, qui s&#8217;emploient à retarder la réduction globale des émissions, se développe aujourd&#8217;hui toute une économie de la transition et des sources d&#8217;énergie vertes que l&#8217;on rencontre partout dans les corridors des conférences sur le climat.</p>
<p>Ce schisme est également palpable à l&#8217;intérieur même de plusieurs États-nations. Le Canada, collé sur la position américaine et obstructionniste notoire dans le processus de négociation, est facile à situer.</p>
<p>Le Québec, comme il l&#8217;a encore démontré avec une récente annonce sur la Bourse du carbone, manifeste quant à lui une incontestable allégeance aux principes fondant la coalition des bonnes volontés. En outre, la cible québécoise de réduction pour 2020 est équivalente à la cible européenne, et la collaboration du Québec avec les provinces et États fédérés pour renforcer, par exemple, les normes d&#8217;efficacité énergétique constitue une stratégie intéressante pour avancer en contexte d&#8217;inaction au niveau fédéral.</p>
<p>Toutefois, même au Québec, ce sont les choix énergétiques des prochaines années qui détermineront vraiment l&#8217;authenticité de cette bonne volonté.</p>
<p>***</p>
<p>René Audet, Chercheur affilié à la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l&#8217;UQAM et Patrick Bonin, Directeur climat-énergie, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)</p></div>
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		<title>Les résultats mous de Durban</title>
		<link>http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/14/les-resultats-mous-de-durban/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 20:50:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet (Université du Québec à Montréal)</dc:creator>
				<category><![CDATA[COP 16]]></category>
		<category><![CDATA[COP 17]]></category>

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		<description><![CDATA[Tard dans la nuit du dimanche 11 décembre, les délégations n’ayant pas encore succombé à l’état de fatigue extrême ou ayant pu retarder leur vol de retour au pays, se sont finalement entendues sur le « Durban package ». Les résultats de Durban constituent un ensemble de décisions concernant les travaux du groupe de travail sur l’action [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tard dans la nuit du dimanche 11 décembre, les délégations n’ayant pas encore succombé à l’état de fatigue extrême ou ayant pu retarder leur vol de retour au pays, se sont finalement entendues sur le « Durban package ».</strong></p>
<p><a href="http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/14/les-resultats-mous-de-durban/logo_cop17/" rel="attachment wp-att-1343"><img class="alignleft size-full wp-image-1343" title="Logo_COP17" src="http://www.blogueaqlpa.com/wp-content/uploads/2011/12/Logo_COP17.jpg" alt="" width="259" height="194" /></a>Les résultats de Durban constituent un ensemble de décisions concernant les travaux du groupe de travail sur l’action concertée à long terme, des amendements au Protocole de Kyoto et une entente pour le lancement d’un nouveau groupe de travail sur « la plateforme de Durban pour l’action approfondie ». Ils nous permettent bien sûr d’apprécier le travail effectué à la COP17, mais surtout d’envisager les défis considérables auxquels la communauté internationale devra faire face si elle entend respecter l’esprit de la Convention-cadre de 1992 où elle se disait résolue « à préserver le système climatique pour les générations présentes et futures »…<span id="more-1342"></span></p>
<p>On peut diviser les résultats de Durban en trois ensembles : les décisions qui portent sur la deuxième phase du Protocole de Kyoto; celles qui visent à opérationnaliser les Accords de Cancun au sujet de l’action concertée à long terme; celles qui entourent le lancement d’un cycle de négociation pour l’élaboration d’un nouvel « instrument légal » qui prendrait effet en 2020. Abordons-les dans l’ordre.</p>
<p><strong>La deuxième phase du Protocole de Kyoto</strong></p>
<p>L’une de bonnes nouvelles du <em>Durban Package</em> est le lancement d’une deuxième phase du Protocole de Kyoto. Ainsi, au lendemain le 31 décembre 2012, les pays ayant ratifié le protocole (à l’exception du Canada, a-t-on appris cette semaine) débuteront une nouvelle période d’engagement pour la réduction de leurs émissions de GES. Bonne nouvelle, oui, mais le nouveau Protocole vient tout de même avec quelques écueils.</p>
<p>D’abord, le texte de Durban ne décide pas de la date de conclusion de cette seconde phase et propose plutôt le 31 décembre 2017 ou le 31 décembre 2020. Bien qu’il précise aussi qu’une décision sera prise sous peu, cette indécision suggère que le compromis actuel demeure fragile. L’avantage d’une période d’engagement plus courte serait la possibilité de revoir les cibles après 2017, mais cette option laisse planer la possibilité d’un « vide » entre 2018 et 2020.</p>
<p>Par ailleurs, le protocole rénové vient avec des amendements qui ne vont pas nécessairement dans le sens d’une rigueur à toute épreuve. Déjà, on estime que les émissions couvertes par le Protocole de Kyoto représentent moins de 20% des émissions globales. Or, les différents « échappatoires » que l’on essayait de boucher à par la négociation sont loin de l’être entièrement, notamment en ce qui concerne les émissions provenant du changement dans l’aménagement et l’utilisation des terres (par exemple, lorsqu’une forêt est convertie en terre pour l’élevage). Ce genre d’échappatoire génère des émissions qui ne sont pas prises en compte dans les calculs de réduction et qui, par conséquent, faussent les données.</p>
<p>Le Mécanisme de développement propre, dont on a dit qu’il s’agissait du seul élément du protocole de Kyoto qui avait réellement été une réussite, a aussi été amendé afin d’y inclure les projets de séquestration du carbone, dont on ne connaît réellement ni l’efficacité, ni les conséquences écologiques. L’application du principe de précaution a donc été ignorée au profit des intérêts des producteurs de charbon et d’émissions salles.</p>
<p>Quant aux cibles de réduction des signataires, elles sont essentiellement les mêmes que l’on retrouve dans une annexe des Accords de Cancun. Non seulement ces cibles sont-elles peu ambitieuses, mais elles sont actuellement formulées en des termes tellement variés qu’il faudra dans la prochaine année travailler à les harmoniser afin de connaître la cible agrégée de Kyoto II. On pourra ensuite vérifier si les cibles des pays n’ayant pas respecté leur engagement de la première phase seront effectivement plus ambitieuses, comme le prévoit la dimension coercitive du protocole.</p>
<p><strong>L’action concertée à long terme</strong></p>
<p>Si on en croit le <em>Durban Package</em>, le groupe de travail sur l’action concertée à long terme terminera son mandat l’an prochain à la COP18, alors que l’on demandera aux parties d’accepter une série de décisions qui viendront complémenter et renforcer la Convention-cadre de 1992. Ce groupe de travail avait été lancé en 2007 à Bali, puis avait réussit à véritablement lancer plusieurs axes de négociation l’an dernier à Cancun, notamment sur l’adaptation, le financement des pays en développement, le transfert de technologie, le renforcement des capacités, la transparence dans les efforts de réduction de émissions, l’atténuation des émissions, etc. Ainsi, les décisions de Durban portant sur le mandat de Bali visent à opérationnaliser davantage les Accords de Cancun.</p>
<p>Ces négociations sont complexes parce qu’elles touchent de nombreux sujets. Sans allez dans les détails, on peut dire que Durban aura effectivement réussi à avancer dans certains secteurs (notamment le transfert de technologie et la transparence) et moins dans d’autres. L’un des enjeux principal de ce mandat est sans doute la mise sur pied et le financement du Fonds climatique vert. À cet égard, les parties ont réussi à s’entendre sur la structure organisationnelle, mais non sur le financement à proprement parler. Le fonds est donc créé, mais à défaut d’engagement de financement de la part des pays développés, il demeure actuellement une coquille vide.</p>
<p><strong>La plateforme de Durban</strong></p>
<p>Enfin, l’originalité du <em>Durban Package</em> est sans aucun doute le lancement d’un cycle de négociation pour la création d’un nouvel instrument visant à « fermer le gap », c’est-à-dire à réduire les émissions à hauteur de ce que le GIEC recommande afin d’atteindre l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 2°C, voire même à 1,5°C.</p>
<p>Bien que l’on puisse supposer que l’année d’entrée en fonction de ce nouvel instrument (2020) sera peut-être trop tardive pour espérer ralentir le réchauffement à la hauteur de cet objectif, la « plateforme de Durban » a tout de même ceci d’intéressant qu’elle réunira éventuellement tous les pays émetteurs, ce que réclamaient les pays développés les plus rébarbatifs à s’engager effectivement dans la lutte contre le changement climatique.</p>
<p>Il reste toutefois à négocier la force de la contrainte. Les négociations sur la plateforme de Durban, qui commenceront en 2012 pour se terminer en 2015, produiront-elles un « instrument légal », un « protocole » ou bien « un résultat négocié avec force légale »? L’article 2 du texte portant sur la plateforme de Durban laissent ces trois possibilités qui ont pourtant chacune une portée légalement contraignante non équivalente. En droit international, « un résultat négocié avec force légale » ne veut rien dire…</p>
<p>Un autre enjeu qui sera à surveiller dans ces négociations qui s’amorceront bientôt sera le statut différencié des pays en développement entre eux. Alors que la plupart des pays développés seraient d’accord pour traiter les économies émergentes différemment des pays les moins avancés, par exemple, de nombreux pays du Sud ont aussi commencé à évoquer publiquement cette option. Par ailleurs, l’Inde et ses alliés du BASIC ont forcé l’inclusion du principe de « l’accès équitable au développement durable » dans le nouveau programme, alors que la notion de « responsabilité commune mais différenciée », qui constitue un pilier central de la convention de 1992 et pour laquelle le front des pays du Sud avait toujours milité dans les négociations climatique, n’y apparaît pas.</p>
<p><strong>Changement de paradigme</strong></p>
<p>Cela nous permet d’affirmer qu’un changement de paradigme est peut-être en train de s’opérer au sein du bloc des pays en développement, et que celui-ci marquera l’avenir proche des négociations climatiques. On a vu à Durban l’Union européenne s’allier aux petits États insulaires (AOSIS) et aux pays les moins avancés dans le but d’augmenter le niveau d’ambition des négociations. Cette coalition des bonnes volontés existait déjà à Cancun en 2010, mais son potentiel s’est véritablement exprimé pour la première fois cette année. Ce sont eux qui cherchent à « fermer le gap » et qui préconisent donc un objectif de réduction globale des émissions  de type « <em>top down </em>» et fondé sur les exigences « de la science », c’est-à-dire des conclusions et recommandations du GIEC.</p>
<p>Mais de l’autre côté, un alignement objectif semble aussi faire jour entre les pays du Groupe parapluie (États-Unis, Canada, Australie, Japon, Russie) et ceux du BASIC, qui conçoivent encore largement la lutte contre le changement climatique comme un mal économique ou un facteur de limitation de la croissance. Ici, c’est l’approche « <em>pledge and review </em>» (engagements vérifiables) qui est préférée, et si possible sans contrainte légale pour la renforcer.</p>
<p>À lire le <em>Durban Package</em>, on constate bien qu’il s’agit d’un compromis entre ces deux tendances, compromis qui risque d’ailleurs d’être dynamique et de se transformer encore au cours des prochaines années.</p>
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		<title>Le Canada gagne le prix fossile de l’année à Durban</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 21:04:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eloïse Savoie (Administratrice, AQLPA)</dc:creator>
				<category><![CDATA[AQLPA]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[COP 17]]></category>

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		<description><![CDATA[Communiqué de presse Pour diffusion immédiate Le Canada gagne le prix fossile de l’année à Durban Les Canadiens présents à Durban ont tenu un moment de silence afin de souligner le cinquième prix fossile « colossal » gagné en cinq ans! Durban, Afrique du Sud, 9 décembre 2011 – Aujourd’hui, le Canada s’est vu décerné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Communiqué de presse<br />
Pour diffusion immédiate</p>
<p><strong>Le Canada gagne le prix fossile de l’année à Durban</strong></p>
<p><strong>Les Canadiens présents à Durban ont tenu un moment de silence afin de souligner le cinquième prix fossile « colossal » gagné en cinq ans!</strong></p>
<p><a href="http://www.blogueaqlpa.com/2011/11/28/le-canada-jette-une-ombre-sur-la-premiere-journee-de-negociations/fossile-du-jour-2/" rel="attachment wp-att-984"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-984" title="Fossile de l'année pour le Canada" src="http://www.blogueaqlpa.com/wp-content/uploads/2011/11/Fossile-du-jour1-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Durban, Afrique du Sud, 9 décembre 2011 – Aujourd’hui, le Canada s’est vu décerné l’honneur bien douteux du prix fossile de l’année pour une cinquième fois en cinq, à Durban, en Afrique du Sud, dans le cadre de la 17e Conférence des Parties. Les Canadiens à Durban étaient sur place pour recevoir le prix, et pour le remettre au deuxième pire délinquant, considérant que les actions du Canada sont devenues tellement ridicules que le pays a été laissé de côté dans les progrès mondiaux sur le climat.<span id="more-1337"></span></p>
<p>L’inaction du Gouvernement du Canada a mené le pays à être décrit comme un lâche et même comme un paria dans le cadre de ces négociations, a expliqué Chris Bisson de la Délégation jeunesse canadienne. « La présence du Canada dans la lutte aux changements climatiques des Nations Unies n’est même plus considérée comme pertinente », ajoute-t-il.</p>
<p>La décision de passer le prix fossile aux États-Unis s’est prise à la suite de la découverte, par des groupes de la société civile, de documents internes provenant du Gouvernement du Canada. Ces documents indiquent qu’à la suite de « l’agressivité croissante » des campagnes environnementales en 2010, « l’obtention quotidienne de prix fossiles en marge de la Conférence devrait être le moindre de nos soucis ». Les documents datent de 2010, tout juste avant le début des négociations sur le climat à Cancun au Mexique.</p>
<p>Le prix fossile a été accepté par deux jeunes Inuits, Jordan Konek et Curtis Kuunuaq Konek, et la remise s’est suivie par un moment de silence pour le Canada.</p>
<p>Pour plus de détails : http://climateactionnetwork.ca/2011/12/09/canada-wins-fossil-of-the-year-award-in-durban/</p>
<p>- 30 –</p>
<p>Source :</p>
<p>Pour une entrevue avec Steven Guilbeault d’Équiterre<br />
Émilie Vallières<br />
Équiterre<br />
514-605-2000</p>
<p>Patrick Bonin<br />
Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)<br />
Cellulaire à Durban: 011 27 72 79 51 146</p>
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		</item>
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		<title>Assez c&#8217;est assez&#8230;</title>
		<link>http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/09/assez-cest-assez/</link>
		<comments>http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/09/assez-cest-assez/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 19:52:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Bonin (Directeur Climat-énergie AQLPA)</dc:creator>
				<category><![CDATA[AQLPA]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blogueaqlpa.com/?p=1324</guid>
		<description><![CDATA[Les négociations semblent ne pas vraiment avancer comme on le souhaite, le souvenir de Copenhague plane au dessus de nos têtes. Personne ne veut de cul-de-sac, mais le doute reste sur la volonté de nos dirigeants de régler la crise climatique. Cela donne des réactions du genre&#8230; Manifestation des ONG au centre de conférence de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les négociations semblent ne pas vraiment avancer comme on le souhaite, le souvenir de Copenhague plane au dessus de nos têtes. Personne ne veut de cul-de-sac, mais le doute reste sur la volonté de nos dirigeants de régler la crise climatique. Cela donne des réactions du genre&#8230;</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/33406858?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="400" height="225" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe>
<p><a href="http://vimeo.com/33406858">Manifestation des ONG au centre de conférence de Durban</a> from <a href="http://vimeo.com/user9440026">Réseau Action Climat</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><a href="http://vimeo.com/33406858">Merci au Réseau action climat France</a></p>
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		<item>
		<title>Cancans de COP</title>
		<link>http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/09/cancans-de-cop/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 16:32:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet (Université du Québec à Montréal)</dc:creator>
				<category><![CDATA[AQLPA]]></category>
		<category><![CDATA[COP 17]]></category>

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		<description><![CDATA[Une ambiance étrange règne au centre de conférence de Durban. Les kiosques des ONG sont en cours de démontage. Le centre de conférence est silencieux en plusieurs endroits. Personne ne sait vraiment ce qui se passe au niveau politique. Même les réseaux d’ONG les mieux informés sont dans le noir. Toutefois, deux rumeurs circulent. Premièrement, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une ambiance étrange règne au centre de conférence de Durban. Les kiosques des ONG sont en cours de démontage. Le centre de conférence est silencieux en plusieurs endroits. Personne ne sait vraiment ce qui se passe au niveau politique. Même les réseaux d’ONG les mieux informés sont dans le noir. Toutefois, deux rumeurs circulent.</strong></p>
<div id="attachment_1320" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/09/cancans-de-cop/rumeurs/" rel="attachment wp-att-1320"><img class="size-thumbnail wp-image-1320 " title="Rumeurs à COP17" src="http://www.blogueaqlpa.com/wp-content/uploads/2011/12/Rumeurs-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Source de l&#39;image: http://arthurpaecht.over-blog.com</p></div>
<p>Premièrement, comme il est de coutume, la COP ne se terminera pas en fin de journée (il est déjà 17h ici). Certains affirment que la présidence de la COP pourrait même la prolonger jusqu’à dimanche. Le problème avec un tel prolongement (en plus de la fatigue) est qu’il désavantage les plusieurs petites délégations qui avaient prévu des vols de retour ce soir. Mais puisque que nouveau texte de négociation n’est pas encore sorti, il s’agit d’une possibilité réelle.<span id="more-1312"></span></p>
<p>Deuxièmement, nous savons qu’un texte sera bientôt distribué, mais il demeure difficile d’en prédire le contenu. Plusieurs tendances soulignées sur ce blogue depuis le début de la COP17 semblent toutefois se confirmer. Par exemple, la « coalition des bonnes volontés » (UE, AOSIS et LDCs) a fait une sortie médiatique hier. Apparemment, le nouveau « roadmap » – qui consiste à se donner un mandat pour négocier un nouveau protocole d’ici 2015 – rassemble maintenant la plupart des pays, mais un désaccord demeure au sujet l’année de mise en œuvre. L’option d’une période d’engagement légalement contraignant commençant seulement en 2020 (défendue au départ par les États-Unis, l’Inde et la Chine) serait maintenant (selon <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2011/dec/09/durban-climate-change-talks-cop17-live" target="_blank">The Guardian</a>) acceptée par l’Europe.</p>
<p>Nous venons également d’apprendre qu’une manifestation a eu lieu au centre de conférence, là où se tiennent les plénières et autres réunions officielles. Des manifestants auraient été exclus de la COP par la sécurité suite à ces événements.</p>
<p>En terminant, et ce n’est pas une rumeur, le Canada viens de gagner le Fossile Colossal pour une cinquième année de suite!</p>
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		<title>Gaz de schiste à l&#8217;ONU!!!</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 16:03:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Bonin (Directeur Climat-énergie AQLPA)</dc:creator>
				<category><![CDATA[AQLPA]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui nous avons participé à une conférence de presse sur le lien entre les gaz de schistes et le climat à COP17. C&#8217;était suite à l&#8217;invitation de l&#8217;Université de Cornell. Cliquez ici pour accéder à la conférence: Le communiqué  est ci-dessous (Version française en ligne : aqlpa.com) *** MEDIA RELEASE: Attention on Hydraulic Fracturing at UN [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui nous avons participé à une conférence de presse sur le lien entre les gaz de schistes et le climat à COP17. C&#8217;était suite à l&#8217;invitation de l&#8217;Université de Cornell.</p>
<p><a href="[Conférence de presse ]  http://unfccc4.meta-fusion.com/kongresse/cop17/templ/play.php?id_kongresssession=4695&amp;theme=unfccc">Cliquez ici pour accéder à la conférence: </a></p>
<p><a href="http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/09/conference-de-presse-gaz-de-schiste-onu/conference-de-presse-2/" rel="attachment wp-att-1330"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1330" title="Conférence de presse " src="http://www.blogueaqlpa.com/wp-content/uploads/2011/12/Conf%C3%A9rence-de-presse-150x141.png" alt="" width="150" height="141" /></a></p>
<p>Le communiqué  est ci-dessous (Version française en ligne : <a href="http://www.aqlpa.com/actualites/communiques/316-focus-sur-les-emissions-de-methane-induites-par-la-fracturation-hydraulique-gaz-de-schiste.html">aqlpa.com</a>)</p>
<p>***<span id="more-1304"></span></p>
<p>MEDIA RELEASE:</p>
<p>Attention on Hydraulic Fracturing at UN Climate Talks; Focus on Methane Emissions</p>
<p>Contact: Cornell Research: Robert Howarth howarth@cornell.edu</p>
<p>Press Briefing link: <a href="http://unfccc4.meta-fusion.com/kongresse/cop17/templ/play.php?id_kongresssession=4695&amp;theme=unfccc">http://unfccc4.meta-fusion.com/kongresse/cop17/templ/play.php?id_kongresssession=4695&amp;theme=unfccc</a></p>
<p>DURBAN, SOUTH AFRICA – At the final day of the United Nations climate talks, an international panel called attention to the climate impacts from hydraulic fracturing. Citing new studies on methane emissions, policymakers and environmental advocates from the United States, Canada, and Germany highlighted the climate impacts of the controversial new method for natural gas drilling.</p>
<p>“Hydraulic fracturing is not just a concern for our water and health. It’s a concern for our climate,” said Dominic Frongillo from councilmember in Caroline, New York in the United States, which sits on top of the second-largest concentration of shale gas in the world.</p>
<p>Hydraulic fracturing involves injecting millions of gallons of water and chemicals underground at high pressure in order to extract gas deposits in the rock. Panelists at the briefing at the U.N. climate talks discussed hydraulic fracturing is expanding in Europe, the United States, Canada, and South Africa.</p>
<p>The climate concern for hydraulic fracturing centers on emissions of methane.</p>
<p>According to a 2011 report by the United Nations Environment Program, methane emissions are as urgent to cut as carbon dioxide emissions in slowing climate change. The study gives new importance to controlling emissions of methane, which is 105 times more powerful than carbon dioxide (CO2) in the short-term.</p>
<p>“Methane is more powerful than CO2 and has quicker climate impacts. If we don’t reduce methane emissions, we will reach irreversible tipping points within a couple decades,” says Robert Howarth, Ecology Professor at Cornell University, author of the first study investigating the greenhouse gas emissions from hydraulic fracturing.</p>
<p>The increasing attention to methane in science circles has implications for the expanding shale gas industry which uses hydraulic fracturing.</p>
<p>“At the moment Europe sees natural gas, including gas extracted from unconventional deposits, as the best bridge to a renewable future. These scientific finding could change everything,” said Lars Kramm, from, the University of Rostock in Germany.</p>
<p>The view of natural gas a transition fuel extends beyond Europe. In a memo leaked in October, Environment Canada&#8217;s top bureaucrat, Paul Boothe referred to shale gas as being a &#8216;game changer&#8217; and the &#8216;next big oil sands.&#8217;</p>
<p>“We are seeing the same rush to develop shale gas as we did with tar sands. Both threaten the viability of renewable energy and prevent our efforts to limit global warming to 2 degrees Celsius” said Patrick Bonin, Climate and Energy director at Quebec Association Against Atmospheric Pollution (AQLPA), based in Canada.</p>
<p>The panel also discussed research from scientists at Cornell University, which found that hydraulic fracturing is worse for the climate than conventional gas drilling and coal. This is compounded with new numbers from the updated U.S. Environmental Protection Agency greenhouse gas emissions inventory which show that natural gas is actually the largest source of methane in the U.S. – double the previous estimates. Natural gas accounts for 17% of total U.S. climate change pollution, according a paper by Cornell University research Bob Howarth, to appear in the journal Climatic Change this Spring.</p>
<p>“Preventing unconventional gas extraction could be the number one thing we can do in the short term to control U.S. climate-damaging emissions,” says Cornell University Professor Robert Howarth, author of the repor</p>
<p>Howarth said, “due to the amount of methane leaked into the atmosphere from hydraulic fracturing, the gas production technique has a disproportional impact on climate change. Even small leaks make a big difference.” His April study estimated that as much as 8 percent of the methane in shale gas leaks into the air during the lifetime of a hydraulic shale gas well &#8212; up to twice what escapes from conventional gas production.</p>
<p>Howarth’s research concluded that although natural gas is 60% cleaner when burned, greenhouse gas emissions from hydraulic fracturing are greater than coal due to methane leaks and energy-intensive methods.</p>
<p>###</p>
<p>Patrick Bonin</p>
<p>Directeur climat-énergie / Climate and Energy director<br />
Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)<br />
Cellulaire à Durban: 011 27 72 79 51 146<br />
Skype : citoyenbonin<br />
Cellulaire : 514-594-1221<br />
pbonin@aqlpa.com</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Parce que le Canada n’est PAS à sa place,  Nous invitons la population à occuper la Place du Canada !</title>
		<link>http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/08/parce-que-le-canada-n%e2%80%99est-pas-a-sa-place-nous-invitons-la-population-a-occuper-la-place-du-canada/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 17:44:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brigitte</dc:creator>
				<category><![CDATA[AQLPA]]></category>
		<category><![CDATA[COP 17]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Saint-Léon-de-Standon, le 8 décembre 2011 &#8211; Dans le but de signaler au gouvernement du Canada son opposition à l’abandon du protocole de Kyoto, un regroupement de nombreux partenaires organise un grand rassemblement à la Place du Canada à Montréal, le samedi 10 décembre 2011 à compter de 13h30. Les partenaires invitent la population à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Saint-Léon-de-Standon</strong><strong>, le 8 décembre 2011</strong> &#8211; Dans le but de signaler au gouvernement du Canada son opposition à l’abandon du protocole de Kyoto, un regroupement de nombreux partenaires organise un grand rassemblement à la Place du Canada à Montréal, le samedi 10 décembre 2011 à compter de 13h30.<strong> </strong>Les partenaires invitent la population à venir exprimer son appui au protocole et son désaccord face à l’attitude du gouvernement Harper. En se retirant de Kyoto, le Canada souhaite se débarrasser du seul outil international légalement contraignant visant à lutter contre les changements climatiques. Encore une fois, le gouvernement Harper fait passer les intérêts des pollueurs avant ceux de sa population.</p>
<p><a href="http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/08/parce-que-le-canada-n%e2%80%99est-pas-a-sa-place-nous-invitons-la-population-a-occuper-la-place-du-canada/banniere-kyoto_web/" rel="attachment wp-att-1295"><img title="BANNIERE KYOTO_web" src="http://www.blogueaqlpa.com/wp-content/uploads/2011/12/BANNIERE-KYOTO_web-300x64.jpg" alt="" width="300" height="64" /></a></p>
<p><em>« Nous voulons que le Canada agisse de façon responsable et assume ses engagements. Nous déplorons que notre pays soit classé parmi les pires pays au monde en matière de lutte aux changements climatiques, tel que le montre </em>The Climate Performance Index 2012<em> » </em>Patrick Bonin, directeur climat-énergie de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), présentement à Durban, Afrique du Sud<em>. <span id="more-1291"></span></em>L’irresponsabilité du gouvernement canadien renforce la crise climatique actuelle et nous mène directement vers une catastrophe économique, écologique et sociale. En signant les Accords de Cancun et de Copenhague, le Canada a reconnu qu’un réchauffement planétaire de 2 degrés Celsius était la limite qu’il ne fallait pas dépasser. Or, nous nous dirigeons plutôt vers un réchauffement de l’ordre de 3,5 degrés, ce qui nous condamne à moyen terme aux pires catastrophes naturelles jamais vues.</p>
<p>Le gouvernement Harper refuse d’honorer le protocole de Kyoto et de s’engager pour une deuxième période, alors que la Chine et l’Inde démontrent une ouverture à une éventuelle adhésion à un traité légalement contraignant, tout comme le souhaite pourtant le gouvernement.</p>
<p><em>« Lorsque Peter Kent prétend que la Chine se contente de belles paroles, il prend bien soin de ne pas dire que LE leader mondial des investissements en énergies vertes est la Chine pendant que son propre gouvernement coupe dans ce domaine tout en augmentant l&#8217;aide aux gazières et pétrolières, en contradiction avec les demandes de l&#8217;Agence internationale de l’énergie! » </em>-Daniel Breton, groupe MCN21</p>
<p>« <em>Le Canada met les intérêts des pollueurs devant ceux du peuple et des pays vulnérables et s’il continue dans cette voie, portera la responsabilité des victimes et des désastres dus aux changements climatiques</em> », a affirmé Catherine Vézina, responsable des communications de Greenpeace. « <em>Le temps est venu de laisser le champ libre à ceux qui veulent progresser. À l’inverse, le Canada ne cesse d’alimenter, avec son carburant sale, le feu des changements climatiques. Il est temps pour le gouvernement Harper d’écouter sa population, pas les pollueurs.</em> »</p>
<p><em>« Parce que le gouvernement canadien n’est PAS à sa place, nous  invitons la population à occuper la Place du Canada ! Ce gouvernement ne respecte ni la loi, ni la science, ni ses obligations environnementales, ni même ses propres paroles ou le pragmatisme le plus élémentaire. On est rendu dans le domaine de la plus pure mauvaise foi. C’est la démocratie même qui est en jeu » </em>déclare André Belisle, président de l’AQLPA</p>
<p>Cette action n’est que la première étape d’une mobilisation soutenue et beaucoup plus large que nous entendons déployer au Québec à compter du 10 décembre sous le thème « Kyoto pour l’espoir ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>PARTENAIRES DU RASSEMBLEMENT « KYOTO POUR L’ESPOIR »</strong></p>
<p>Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)</p>
<p>Énergie alternative aux Iles-de-la-Madeleine</p>
<p>Fondation David Suzuki</p>
<p>Greenpeace Québec</p>
<p>Jour de la Terre</p>
<p>Maîtres chez nous &#8211; 21 siècle</p>
<p>Mouvement Vert Mauricie</p>
<p>Nature Québec</p>
<p>Non à la marée noire dans le St-Laurent</p>
<p>Partenaires du Parc Écologique de l&#8217;Archipel de Montréal (PPÉAM)</p>
<p>Projet Écosphère</p>
<p>Regroupement interrégional sur le gaz de schiste de la Vallée du St-Laurent</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center">- 30 -</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Source</strong> :         <strong>Louise Lévesque</strong>, directrice des communications</p>
<p>Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)</p>
<p>Bureau : 418-642-1322 poste 294 / Cellulaire : 418-264-5575 / <a href="mailto:louise.levesque@aqlpa.com">louise.levesque@aqlpa.com</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>État des négociations : inconnu (presque)</title>
		<link>http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/08/etat-des-negociations-inconnu-presque/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 16:46:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet (Université du Québec à Montréal)</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[COP 17]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis l’arrivée des Ministres à Durban, les négociations ont, c’est le cas de le dire, passé à un autre niveau. Or, ce niveau est inaccessible aux observateurs que nous sommes. Des informations circulent bien à l’intérieur des réseaux d’ONG, mais elles sont confuses. Quant aux « briefings » occasionnels de la présidence de la COP17 et du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis l’arrivée des Ministres à Durban, les négociations ont, c’est le cas de le dire, passé à un autre niveau. Or, ce niveau est inaccessible aux observateurs que nous sommes. Des informations circulent bien à l’intérieur des réseaux d’ONG, mais elles sont confuses. Quant aux « briefings » occasionnels de la présidence de la COP17 et du secrétariat de la CCNUCC, ils révèlent bien peu l’État réel des négociations. </strong></p>
<p><a href="http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/08/etat-des-negociations-inconnu-presque/interrogation-sur-les-negociations/" rel="attachment wp-att-1280"><img class="alignleft size-medium wp-image-1280" title="Interrogation sur les négociations" src="http://www.blogueaqlpa.com/wp-content/uploads/2011/12/Interrogation-sur-les-n%C3%A9gociations-300x209.jpg" alt="" width="300" height="209" /></a></p>
<p>Mais faisons avec ce que nous avons. Allons aux rumeurs, assistons aux briefings, lisons les journaux, révisons nos notes et extrapolons…<span id="more-1279"></span></p>
<p>Comme <a href="http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/05/quel-protocole-pour-demain%E2%80%A6-ou-apres-demain/" target="_blank">je l’ai mentionné auparavant</a>, l’un des enjeux de Durban et d’assurer la continuer de la lutte contre le changement climatique en amorçant une deuxième phase du Protocole du Kyoto. Or, puisque plusieurs pays n’y sont pas engagés ou songent à s’y désengager, il faut aussi prévoir la nature de leurs obligations sous la Convention et la nature de la contrainte légale qui pourrait leur être appliquée.</p>
<p>L’Alliance des petits pays insulaires <a href="http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/06/le-nouveau-pari-de-la-coalition-des-bonnes-volontes/" target="_blank">(AOSIS) a proposé cette semaine</a> le lancement à Durban d’un processus pour négocier un nouveau protocole applicable en 2015. Selon cette formule, tous les pays auraient des cibles légalement contraignantes. Après certaines manifestations d’intérêt de la part de l’Union européenne et des pays les moins avancés, cette proposition semble maintenant constituer le nœud des discussions. Alors que les États-Unis, l’Inde et la Chine, notamment, auraient milité contre cette approche, le Canada (eh oui!) a affirmé son intérêt pour la démarche.</p>
<p><strong>Les États-Unis</strong></p>
<p>Les ONG n’ont pas hésité à souligner l’apparent alignement des intérêts de la Chine, de l’Inde et des Etats-Unis, un groupe qu’ils ont dénommé « USIC ». Or, les motifs de ces pays ne sont pas les mêmes.</p>
<p>Les États-Unis jugent peu utile un tel processus parce qu’ils considèrent que les Accords de Cancun, et plus particulièrement la partie qui s’applique à eux (sur l’action concerté à long terme), constituent la base appropriée pour gérer l’atténuation du changement climatique d’ici 2020. Rappelons que les États-Unis s’étaient <a href="http://cancun.unfccc.int/mitigation/developed-country-emission-reduction-targets/#c147" target="_blank">engagés à Cancun</a> à réduire de 17% leurs émissions d’ici 2020, sur la base de l’année de référence 2005. Rappelons aussi que le texte de Cancun – une « décision de la COP » – n’est pas légalement contraignant.</p>
<p><strong>Le BASIC</strong></p>
<p>De leur côté, les membres du BASIC ont répété qu’ils sont ouverts à un engagement légalement contraignant, mais ils insistent pour en connaître le contenu avant de s’y associer. Ceci n’est évidemment pas possible avant que l’éventuel traité soit effectivement négocié. Quoi qu’il en soit, la Chine et l’Inde ont répété aussi affirmé leur intention de se donner des cibles de limitation des émissions qui pourraient devenir contraignantes en 2020.</p>
<p>Un autre élément d’intérêt pour le BASIC pourrait déterminer l’issu de cette proposition, s’il y était intégré. Depuis le début de la COP17, il est frappant d’entendre ses membres insister sur l’importance de « l’accès équitable au développement durable », une notion qui n’est pas familière aux textes de négociation sous la Convention, laquelle se réfère plutôt au concept de « responsabilité commune mais différenciée ». Or, les pays développés – surtout ceux du Groupe Parapluie – expriment souvent leur insatisfaction à l’égard de ce concept qui, disent-ils, est orienté vers le passé : les émissions libérées depuis la révolution industrielle pouvant être considérées comme une « responsabilité historique ».</p>
<p>La notion d’accès équitable au développement durable s’avère intéressante pour les pays développés si elle permet d’évacuer l’idée de responsabilité historique. Toutefois, cela ne sera pas pour autant facile à accepter pour les membres du G77 qui ont érigé leur argumentaire sur ce principe depuis le Sommet de la Terre de Rio en 1992. Quant au BASIC, son intérêt dans l’accès équitable au développement durable pourrait être assuré si y était clairement stipulé que le partage de « l’espace disponible dans l’atmosphère » pour y émettre du CO2 sans provoquer de réchauffement catastrophique est distribué en fonction des émissions <em>per capita</em>. Selon cette logique que les pays du Nord n’ont jamais acceptée jusqu’ici, il faudrait réduire l’empreinte carbone moyenne des citoyens des pays développés pour laisser un espace à l&#8217;intensification raisonnable (et déjà amorcée) de l’empreinte carbone des citoyens des pays en développement.</p>
<p>En fait, cette notion d’accès équitable au développement durable est devenue partie intégrante du discours du BASIC depuis peu. Elle semble y être apparue suite à la présentation aux ministres, par un « panel d’experts » provenant des pays du groupe, d’<a href="http://www.erc.uct.ac.za/" target="_blank">un rapport</a> d’une centaine de page sur le sujet. L’idée est donc relativement bien documentée et, selon la Secrétaire générale de la CCNUCC que j’ai entendue cet après-midi, elle fait « miraculeusement » l’objet d’une discussion en parallèle de la proposition d’AOSIS.</p>
<p>Ne nous emportons donc pas trop rapidement…</p>
<p><strong>L’Europe</strong></p>
<p>En fin de compte, c’est l’Europe qui semble occuper le siège le plus inconfortable sur ce chemin cahoteux. Va-t-elle, comme elle l’a insinué, sauver le Protocole de Kyoto en s’y engageant pratiquement seule? Les officiels européens n’entendent pas s’incliner facilement si les autres grands émetteurs ne s’engagent à rien à Durban. Elle demande en échange, avec AOSIS, le lancement d’un cycle de négociation sur la création d’un nouveau protocole.</p>
<p><strong>Et le Canada?</strong></p>
<p>Le Ministre <a href="http://blogs.canada.com/2011/12/08/canada-wants-new-climate-deal-by-2015-kent/" target="_blank">Kent a affirmé</a> au journaliste Mike de Souza cet après-midi que le Canada militait pour le lancement d’une cycle de négociation sur une nouveau protocole applicable en 2015. Évidemment, il y a des conditions, dont la principale est la présence des économies émergentes dans la liste des pays contraints à diminuer leurs émissions. Revenons donc quelques paragraphes plus haut et rappelons-nous que les pays du BASIC visent plutôt l’année 2020 pour une telle contrainte. Par ailleurs, il n’est pas certain que le Canada apprécie l’idée d’utiliser les émissions <em>per capita</em> pour calculer l’ampleur de l’effort à fournir. Comme me disait Steven Guilbeault un peu plus tôt, « en émissions <em>per capita</em>, nous sommes durs à battre… »</p>
<p><strong>À demain</strong></p>
<p>Ainsi, en cette fin d’avant-dernière journée de la COP17, le niveau de tension a augmenté de quelques crans. Sans que l’on puisse véritablement connaître l’état des négociations, on peut percevoir les principales lignes de division qui, par ailleurs, ne changent pas profondément malgré l’émergence de nouvelles idées.</p>
<p>La suite demain, avec un texte annoncé sur l’action concertée à long terme…</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Canadiens expulsés de la COP</title>
		<link>http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/08/canadiens-expulses-de-la-cop/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 05:41:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Bonin (Directeur Climat-énergie AQLPA)</dc:creator>
				<category><![CDATA[AQLPA]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: Steven Guilbeault Des jeunes exaspérés par l&#8217;irresponsabilité et la mauvaise foi du gouvernement canadien ont décidé que s&#8217;en était assez. Ils se sont levés en plénière hier vêtus de chandail sur lesquel était inscrit: &#8220;Tournez le dos au Canada (dos). Les personnes avant les pollueurs (avant). Ils ont d&#8217;ailleurs été plus applaudis que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-1272" title="466453251" src="http://www.blogueaqlpa.com/wp-content/uploads/2011/12/466453251.jpg" alt="" width="600" height="448" /><br />
<a title="Les jeunes manifestants pendant l'allocution de P. Kent/... on Twitpic" href="http://twitpic.com/7pppmr"><img src="http://twitpic.com/show/thumb/7pppmr.jpg" alt="Les jeunes manifestants pendant l'allocution de P. Kent/... on Twitpic" width="150" height="150" /></a> Source: Steven Guilbeault</p>
<p>Des jeunes exaspérés par l&#8217;irresponsabilité et la mauvaise foi du gouvernement canadien ont décidé que s&#8217;en était assez. <span id="more-1270"></span>Ils se sont levés en plénière hier vêtus de chandail sur lesquel était inscrit: &#8220;Tournez le dos au Canada (dos). Les personnes avant les pollueurs (avant). Ils ont d&#8217;ailleurs été plus applaudis que le discours du Ministre Kent&#8230;</p>
<p><a href="http://ow.ly/i/mVMP" target="_blank"><img src="http://static.ow.ly/photos/thumb/mVMP.jpg" alt="Owly Images" /></a><br />
Source: Mike De Souza<br />
<a href="http://ow.ly/i/mVvU" target="_blank"><img src="http://static.ow.ly/photos/thumb/mVvU.jpg" alt="Owly Images" /></a><br />
Source: Mike De Souza</p>
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		<title>La démocratie au Canada: plus fragile qu&#8217;on croit?</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 18:06:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eloïse Savoie (Administratrice, AQLPA)</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[COP 17]]></category>

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		<description><![CDATA[Au cours d&#8217;une rencontre avec le sous-ministre québécois et le chef de cabinet du Ministère du Développement Durable, de l&#8217;Environnement et des Parcs (MDDEP) hier matin à Durban, j&#8217;ai brièvement exprimé mon inquiétude au sujet du manque de respect du gouvernement conservateur face aux institutions démocratiques canadiennes. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai décidé de partager cette inquiétude avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><strong>Au cours d&#8217;une rencontre avec le sous-ministre québécois et le chef de cabinet du Ministère du Développement Durable, de l&#8217;Environnement et des Parcs (MDDEP) hier matin à Durban, j&#8217;ai brièvement exprimé mon inquiétude au sujet du manque de respect du gouvernement conservateur face aux institutions démocratiques canadiennes. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai décidé de partager cette inquiétude avec vous.</strong></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Je ne reviendrai pas sur la décision du gouvernement Harper de ne pas participer à une deuxième période d&#8217;engagement du Protocole de Kyoto ou encore sur les nombreuses – et inacceptables – déclarations de notre ministre de l&#8217;Environnement Peter Kent depuis le début de la conférence, déjà largement médiatisées.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><a href="http://www.blogueaqlpa.com/2011/12/07/la-democratie-au-canada-plus-fragile-quon-croit/democratie-au-canada/" rel="attachment wp-att-1256"><img class="size-thumbnail wp-image-1256 alignleft" title="Démocratie au Canada" src="http://www.blogueaqlpa.com/wp-content/uploads/2011/12/D%C3%A9mocratie-au-Canada-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">En plus de constater que le Parti conservateur semble plus ouvert aux intérêts de l’industrie qu’au bien commun, je suis de plus en plus préoccupée par l&#8217;attitude de notre gouvernement par rapport aux principes démocratiques qui sont la base de notre pays. <span id="more-1255"></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><strong>Le Canada, meilleure démocratie du monde ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Cette affirmation, maintes fois entendu au cours de mes études de science politique, me semble de moins en moins d&#8217;actualité. La démocratie est notamment fondée sur des principe de transparence et de représentation du peuple. C&#8217;est également un régime dans lequel les partis d&#8217;opposition ont un rôle fondamental, limitant le pouvoir du gouvernement en place. Finalement, la société civile a également un rôle de contrepoids, que ce soit par la manifestation ou par la démonstration de leurs intérêts.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>Les partis d’opposition: de grands absents à Durban</em><br />
L&#8217;an passé à COP16, Réseau Action Climat Canada a organisé une conférence de presse avec les porte-parole officiels en matière d&#8217;environnement du Parti Libéral, du Nouveau Parti Démocratique (NPD) et du Bloc Québécois ainsi que des représentants de la société civile (ONG, Premières Nations et jeunesse canadienne). Le but était d&#8217;unir les vrais représentants de la société canadienne et de dénoncer la position du gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">À Durban, la tenue d&#8217;une telle conférence de presse est impossible puisque les représentants des partis d&#8217;opposition en matière d&#8217;environnement ont été exclus de la délégation officielle canadienne.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Explication de Peter Kent: “Je n&#8217;ai reçu et je n&#8217;attends aucun commentaire utile de la part des porte-parole de l&#8217;opposition dans ce qui sera pour nous un défi à COP 17&#8243; (<a href="http://www.theglobeandmail.com/news/politics/tories-bar-opposition-mps-from-official-delegation-at-climate-talks/article2238545/" target="_blank">Globe &amp; Mail, 16 novembre 2011</a>). Les commentaires sont-ils jugés inutiles parce qu&#8217;ils diffèrent de leur position? Est-ce que le gouvernement tente de museler l’opposition, puisqu’il est désormais majoritaire?</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Lorsqu&#8217;ils ont reçu la nouvelle, les porte-parole des partis d&#8217;opposition ont offert au gouvernement de payer leur voyage de leur propre poche, mais ils n&#8217;ont reçu aucune réponse suite à cette proposition. Or, impossible d&#8217;avoir accès à une accréditation comme “Partie” auprès des Nations Unies sans avoir son nom sur une liste de délégation officielle.  Elizabeth May, chef du Parti vert, est présentement ici à COP17 avec un statut d&#8217;observateur, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;elle n&#8217;a pas accès à toutes les plénières et rencontres. À Durban, elle offre gratuitement ses services de consultante à Tuvalu, une île du Pacifique parmi les plus vulnérables aux changements climatiques. Mais Elizabeth May, députée à la Chambre des communes comptant plus de trente ans d&#8217;expérience en politique et en activisme environnemental, n&#8217;aurait pas pu formuler de « commentaire utile » à notre délégation canadienne.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>Même impression du côté de la société civile</em><br />
Le gouvernement Harper n&#8217;a pas seulement décidé se débarrasser du fardeau des porte-paroles de l&#8217;opposition au sein de sa délégation; il fait complètement la sourde oreille à la société civile canadienne.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">À COP17, nous travaillons de concert avec les autres ONG canadiennes en moyenne 14 heures par jour depuis le début de la conférence, non pas pour influencer la position canadienne en matière de changements climatiques, mais pour en limiter les dégâts à l&#8217;échelle internationale.  L&#8217;urgence climatique ne laisse plus beaucoup de temps aux pays pour s&#8217;entendre sur l&#8217;après Kyoto et il est impératif qu&#8217;ils en arrivent rapidement à un accord.  Comme ce gouvernement refuse de s&#8217;intéresser à sa société civile, nous travaillons désormais pour faire en sorte que sa position ne bloque pas le processus de négociations.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">En 2005, à Montréal (COP11), le Canada reprenait le message de la communauté internationale et rappelait l’urgence de s’entendre pour l’après 2012. Aujourd’hui, le gouvernement canadien se fait critiquer par les autres pays et membres de leur société civile, particulièrement des pays les plus vulnérables, qui rappellent le dérèglement climatique est pour eux une question de vie ou de mort.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">En fait, le gouvernement Harper va plus loin qu&#8217;ignorer les positions de la société civile; il s&#8217;en moque. À la Chambre des Communes, les membres du Parti conservateur ont ri et applaudi en apprenant que le Canada venait de remporter un prix fossile à Durban. Je me permets de rappeler que ce prix visant à dénoncer les pays bloquant le processus de négociations est accordé par Réseau Action Climat International, qui compte plus de 700 ONG membres à travers le monde dont 85 au Canada, incluant Greenpeace, Oxfam, la Fondation David Suzuki, le Sierra Club, WWF, l&#8217;AQLPA et Équiterre. Mais les conservateurs rient et applaudissent.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><strong>Le Canada est-il démocratique?</strong><br />
Le Haut-commissaire de l&#8217;Afrique du Sud au Canada, M. Mohau Pheko, a affirmé à CBC Radio lors d’une entrevue que certains pays, incluant le Canada, avaient menacé des pays en voie de développement de retirer du financement déjà engagé ou promis s&#8217;ils n&#8217;adoptaient pas les mêmes positions au cours des négociations. De plus, quelques conversations informelles avec des journalistes en prévision de Durban nous ont également laissé entendre que l’influence du gouvernement sur les médias canadiens pourrait être plus grande qu&#8217;on le croit.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Alors je me pose la question: un pays où l&#8217;opposition canadienne est exclue du débat sur l&#8217;environnement, où la société civile est ignorée et où les médias sont contrôlés peut-il être démocratique? Le problème est que la réponse est oui.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Stephen Harper et son équipe poussent tous les aspects de la démocratie à leur limite maximale, mais sans jamais agir de manière officiellement illégale ou anticonstitutionnelle. Alors qu&#8217;elle semblait anti-démocratique, même la prorogation de la session parlementaire en 2010 a été faite dans les règles.  Mais cela ne veut pas dire que nos institutions démocratiques n&#8217;en sont pas affectées. Et autant au pays qu&#8217;à l&#8217;échelle internationale, le Canada aura besoin de plusieurs années pour se remettre du passage de la tornade conservatrice sur son territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Avant de partir pour Durban, Peter Kent avait affirmé que peu importe l&#8217;ampleur de la pression internationale, il ne changerait pas d&#8217;avis sur Kyoto. Et depuis le début de la COP17, le Canada est ouvertement critiqué par de nombreux pays. Mais le gouvernement n&#8217;a pas bougé d&#8217;un centimètre.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Considérant que ni l&#8217;opposition, ni la société civile canadienne ni la communauté internationale ne peut dialoguer avec le gouvernement conservateur, je me demande&#8230; qui le pourra?<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><strong> Tout n&#8217;est pas perdu</strong><br />
Il fut un temps où le Canada était un grand leader positif au sein des négociations multilatérales. Aujourd&#8217;hui, notre réputation est plus qu&#8217;entachée; elle est complètement anéantie. Il ne faut pas oublier qu&#8217;à l&#8217;international, il n&#8217;y a pas de différence entre le Parti conservateur et le Canada lui-même. Le Canada reste le Canada.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Au Québec, le Parti conservateur est tellement peu apprécié qu&#8217;on a tendance à lancer la serviette et regarder ailleurs en se désolant qu&#8217;on soit “pris avec” pendant encore 4 ans. Or, il n&#8217;est pas trop tard pour se mobiliser dans le but d&#8217;exprimer notre insatisfaction face à ses positions en matière de changements climatiques, mais aussi pour préserver les institutions qui ont fait du Canada une grande démocratie (parce que oui, j&#8217;y crois encore). Au Québec, on a aussi la chance de compter sur des ministres et des fonctionnaires qui croient encore en Kyoto et qui osent se tenir debout devant les Conservateurs pour exprimer leur désaccord. Tous ensemble, on peut être une voix mobilisatrice pour le reste du Canada et ainsi arriver à faire contrepoids aux décisions unilatérales prises par le gouvernement actuel.</p>
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