L’amnésie climatique du Canada

Aujourd’hui, le Canada a publié un court historique de son (in)action climatique au cours des trois dernières années, tentant ainsi d’éclaircir sa position par rapport à sa volonté de maintenir la hausse du climat mondial sous la barre des 2°C.

Malheureusement, l’annonce du gouvernement canadien omet de mentionner son action la plus importante en termes d’engagement aux changements climatiques : marquer l’histoire en étant le premier pays à se retirer officiellement du Protocole de Kyoto. Peut-être que le Canada est mal à l’aise d’avouer qu’il s’est retiré, peut-être que quelques barils de pétrole bitumineux obscurcissaient sa mémoire, mais après tout, le pays négocie toujours sur Kyoto jusqu’à la fin de la présente COP, malgré le non-respect de ses engagements. Nous savons que tu es modeste Canada, pas du genre à te vanter quand tu laisses tomber, mais une (in)action de cette envergure mérite reconnaissance. Alors, malgré que tu aies oublié de le mentionner toi-même, nous tenions à ce que tu reçoives néanmoins le crédit qui t’es dû. Déjà reconnu aujourd’hui comme étant le pire parmi les pays développés par le Germanwatch/Can-EU Climate Change Performance Index, la 2e place des prix fossiles va au Canada pour avoir l’un des plus graves problèmes d’amnésie climatique jamais vus. Sérieusement, si on peut oublier s’être retiré du Protocole de Kyoto, qui sait ce qui nous attend!

Source: Réseau action climat Canada

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Les jeunes bien présents à Doha

Par Aida Ahmadi, responsable Climat-Énergie AQLPA, à Doha, Qatar.

Le 29 novembre dernier c’était la journée de la jeunesse et des nouvelles générations lors à la COP 18. La plus importante action de la journée a été organisée par la Coalition Taiwanaise des jeunes pour le climat (TWYCC). Rassemblés autour d’une grande banderole. où on pouvait lire “NON MERCI!”, les jeunes ont adressé leurs demandes et souhaits à l’intention des négociateurs.

Crédit photo: Chao-Mei Pai de l’(TWYCC)

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Doha, première semaine: État des pourparlers

*Une collaboration de Patrick Bonin, Responsable campagne climat-énergie – Greenpeace

Après une semaine de négociations, la Conférence de Doha sur les changements climatiques achoppe sur des discussions que certains estimaient être “de procédure”, mais qui se sont avérées plus controversées que prévu.

Un schisme est apparu au sein de l’Union européenne (UE) au sujet de “l’air chaud”, qui constitue la plus grande lacune du Protocole de Kyoto. Si l’UE cède aux pressions de la Pologne, grande productrice de charbon, l’Europe au complet pourrait être perçue pour la première fois comme un obstacle à l’adoption de mesures globales en faveur du climat.

Pendant ce temps – et malgré que le président Obama ait promis de faire preuve de leadership en matière climatique durant son second mandat – les États-Unis freinent les négociations devant mener à l’adoption d’un nouvel accord mondial à long terme en 2015.

Voici les conclusions de Greenpeace sur cette première semaine de pourparlers:

Trop d’ “air chaud”

·  En 1997, les pays de l’ex-bloc soviétique, en pleine désindustrialisation, se sont vu octroyer des droits d’émissions plus élevés que la normale. Les droits d’émissions excédentaires – officiellement appelés Unités de quantités attribuées mais surnommés « air chaud » – sont en bonne voie de constituer la plus grande controverse de ce round de négociations.

·  La première période d’engagement prévue par le Protocole de Kyoto expire à la fin de 2012. Une deuxième période d’engagement doit donc être négociée à Doha. Or l’intégrité de ce nouveau traité repose sur une question fondamentale: les droits excédentaires doivent-ils être retirés ou reconduits ?

·  Le G77 a proposé que l’échange d’ ”air chaud” hérité de la première période soit interdite dans la deuxième période d’engagement. La Suisse a toutefois proposé une alternative moins stricte.

·  L’Union européenne est profondément divisée sur la question, et la Pologne tient mordicus à ce que les droits excédentaires dont elle dispose soient reconduits dans la deuxième période d’engagement, voire même au-delà de 2020. La plupart des pays européens tiennent à adopter un accord substantiel mais laissent tout de même la Pologne mener le bal.

·  La Russie, pour sa part, s’est montrée peu intéressée à adhérer à la deuxième période d’engagement, mais souhaite pourtant tirer profit des quelque 6 milliards de tonnes de CO2 excédentaires dont elle dispose en les vendant aux pays qui signeront l’accord.

En ce moment, à Doha, l’Europe n’offre absolument rien qui soit en mesure de protéger le climat. Sans le retrait pur et simple des 13 milliards de tonnes de CO2 excédentaires, et sans une cible de réduction d’émissions de 30 % pour l’UE dans son ensemble, ses dirigeants menacent l’équilibre climatique et mettent la vie de millions de personnes en danger. Les chefs d’État de l’UE doivent agir dans l’intérêt de la population, et non de l’industrie des combustibles fossiles. Sans un “Kyoto 2″ qui puisse servir de référence, cette industrie continuera d’agir dans un environnement politique digne du Wild West.

Le financement, un élément clé du puzzle

·  Le financement est considéré comme un élément clé des négociations par plusieurs pays émergents – que ce soit pour soutenir le développement d’énergies renouvelables, ou pour aider les pays les plus vulnérables à s’adapter aux impacts des changements climatiques.

·  À Doha, les pays industrialisés ont affirmé qu’ils se sont entendus sur un engagement collectif de 30 milliards $ pour la période 2010-2012. Mais pour éviter un “précipice financier” en matière de climat le 31 décembre, la 18e Conférence annuelle des parties (COP18) devra s’engager à doubler le financement accéléré (fast start) à 60 milliards $ pour la période 2012-2015.

·  La plus grande partie de cette somme doit transiter par le Fonds vert pour le climat (Green Climate Fund). Il est essentiel que des leçons soient tirées en matière de financement accéléré, et plus précisément en matière de transparence et d’additionnalité. Les sommes promises ne doivent pas être de l’argent recyclé, et le soutien aux mesures d’adaptation aux changements climatiques doit être consenti sous forme de bourses et non de prêts.

Bon nombre de personnes croient encore que la lutte aux changements climatiques s’effectue par magie. Mais en fait, les pays émergents ont besoin d’investissements soutenus pour réduire leurs émissions de carbone et s’adapter aux changements climatiques. Ces investissements devront être encore plus élevés si les pays développés retardent leur engagement à réduire leurs propres émissions. Voilà pourquoi il est important que les États présents à la Conférence s’engagent à fournir 60 milliards $ au cours des trois prochaines années.

Les forêts doivent être mieux protégées

·  Les négociations du REDD (Réduction des émissions découlant du déboisement et de la dégradation), qui ont actuellement lieu à Doha, semblent suivre le chemin tracé à Durban plutôt que celui tracé à Cancún. La Colombie, en particulier, fait encore une fois des propositions portant sur la compensation d’émissions de carbone à l’échelle sous-nationale. Ces propositions risquent de freiner les progrès en matière de protection des forêts, et vont ultimement nuire à la fois aux forêts et au climat lui-même.

La matière est progressivement retirée de l’accord préliminaire. Les parties préfèrent une “entente” de façade portant sur un texte vide de toute substance. Si certains pays réussissent à imposer leur vision, nous risquons d’obtenir un accord REDD dénué de  crédibilité.

Quelques pays bloquent l’adoption d’une entente à long terme

·  Les États-Unis et leurs alliés, dont le Canada, le Japon et la Nouvelle-Zélande, ont jusqu’à maintenant refusé de se rallier à une deuxième période d’engagement du Protocole de Kyoto. Ils continuent de nuire aux négociations entreprises à Durban l’an dernier, et portant sur l’adoption d’une nouvelle légalement contraignante en 2015. Ces pays ont exigé de prolonger les négociations, et refusent d’accepter des règles communes de comptabilisations des émissions qui permettraient d’établir des comparaisons fiables entre les cibles de réduction d’émissions et les mesures des progrès réalisés.

·  Les pourparlers de Doha ont pour but de mettre un terme au travail entrepris sous l’égide du Groupe de travail sur l’action de coopération à long terme (LCA). Ils doivent établir de nouveaux cadres de discussion pour les sujets non résolus au cours des cinq dernières années, notamment en matière de financement accéléré et d’aide technologique aux pays émergents.

·  Les négociations du LCA ont avancé à pas de tortue au cours de cette première semaine. Les États participants n’ont pu déterminer si le texte préliminaire, soumis par le président de l’assemblée, pouvait servir de base aux négociations. Ils ont porté leur attention sur leurs sujets de prédilection plutôt que faire preuve d’une vision d’ensemble.

·  Compte tenu du temps perdu au LCA, les États participant à la Conférence ont seulement pu présenter leurs déclarations de principe, relativement à l’adoption d’un nouvel accord global en 2015 et aux moyens qu’ils envisagent pour rehausser leurs cibles de réduction d’émissions d’ici à 2020.

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Une collaboration de Patrick Bonin, Responsable campagne climat-énergie – Greenpeace

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Marche pour le climat: une première au Qatar!

Une collaboration d’Aida Ahmadi, responsable Climat-Énergie AQLPA, à Doha, Qatar.

Un millier de personne, pour la plupart des jeunes, on participé hier dimanche le 2 décembre, à une marche pour le climat dans les rues de Doha, au Qatar. C’était la toute première fois que la société civile organisait ce genre d’événement au Moyen Orient. Habituellement ces derniers ne sont pas autorisés par le gouvernement du Qatar, mais cette fois, il s’est montré solidaire de la jeunesse. Un moment historique!

Qui sait, cette première manifestation marque peut-être le début d’une vague de sensibilisation aux changements climatiques là-bas. Une chose est certaine, l’émotion était palpable!

Climate March at COP18 in Doha, Qatar – the first march in modern Qatar history from DW_Global Ideas on Vimeo. || Marche pour le climat à la COP18, à Doha, Qatar – La première manifestation dans l’histoire moderne du Qatar.

Source: The Global Ideas Blog

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Le négociateur en chef du Canada confirme: l’expansion des sables bitumineux se poursuivra

Par Aida Ahmadi, responsable Climat-Énergie AQLPA, à Doha, Qatar.

Au cours d’un rencontre avec le négociateur en chef du Canada, un membre de la Coalition canadienne des jeunes pour le climat lui a demandé si le Canada comptait réduire l’expansion des projets de sables bitumineux. Le négociateur en chef lui a répondu que les sables bitumineux étaient responsables de 5-6% des émissions de gaz à effet de serre (GES) au pays et que, par conséquent, il préférait se concentrer sur les autres principales sources d’émissions! Choquant!

Le gaz de schiste tombera-t-il dans la même catégorie? On peut alors se questionner: Si, selon vos données, ces funestes projets ne sont pas les principales sources d’émissions de GES au Canada, est-ce que cela veut dire que c’est correct à vos yeux de les développer sans autres considérations? Comment peut-on ne pas prioriser leur réduction connaissant tous les autres méfaits qu’ils engendrent en termes de contamination de l’air, de l’eau et des sols? Nous sommes d’ores et déjà confrontés à des dommages liés à ces projets au Canada. Cela ne vous préoccupe pas?

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La jeunesse arabe interpelle les gouvernements face au climat

Par Mahdiah El-Jed

Avec la même énergie et motivation qui a permis de mettre en branle le Printemps arabe, la jeunesse du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord descendra samedi le 1er décembre dans les rues de Doha afin d’exiger une action concrète face au changement climatique.

En effet, le ”Arab Youth Climate Mouvement” prend définitivement sa place parmi ceux qui ont un mot à dire à propos du changement climatique. Ces jeunes activistes interpellent leurs gouvernements à en faire plus pour le climat.

Le Qatar, qui est le premier pays du Moyen-Orient à accueillir la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, est également le plus grand émetteur de CO2. Selon Kelly Rigg du Global Campaign for Climate Action, la tenue de la Conférence des Élus dans cette région du monde met l’enjeu du changement climatique à l’agenda politique de la région.

Considérant les divers défis qu’affrontent les jeunes de cette région du monde, la création du ”Arab Youth Mouvement” envoie le message haut et clair: combattre le changement climatique est une priorité.

Réduire les GES

Les jeunes activistes du mouvement incitent leurs gouvernements à s’engager à réduire les émissions de gaz à effets de serre. Ils mettent également la pression sur le pays hôte afin qu’il adopte des mesures concrètes pour lutter contre le changement climatique.

Selon Reem Al Mealla du Arab Youth Climate Movement, les impacts du changement climatique se font clairement ressentir dans les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. “La hausse des températures et les cycles de pluies inhabituelles déstabilisent les régions touchées”, dit-elle.

La représentante du mouvement ajoute que les jeunes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord craignent qu’ils soient les victimes de cette grave insouciance de la part de leurs gouvernements.

Le Arab Youth Climate Movement demande ainsi aux gouvernements du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord de cesser immédiatement l’exploitation et l’utilisation de l’énergie fossile et d’entamer une transition vers une économie verte et sobre en carbone.

Entrevue avec Reem Al Mealla [en anglais]

 

 

Collaboration GAÏAPRESSE

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Les peuples autochtones font des propositions concrètes pour contrer les changements climatiques

Par Mahdiah El-Jed

Les peuples autochtones soumettent des propositions crédibles en matière d’adaptation aux changements climatiques. En cette troisième journée de la COP18, un panel de discussion regroupant le Amazon Environmental Research Institute et d’autres organismes représentant les communautés autochtones permet de présenter l’ampleur de la volonté de trouver des solutions applicables et crédibles.

Rappelons que les communautés autochtones sont des témoins de première ligne des impacts des changements climatiques sur l’environnement. En effet, le mode de vie et les pratiques de ces communautés reposent en grande partie sur l’intégrité de la biodiversité.

Ainsi, selon l’organisme Coordination of the Brazilian Amazon Indigenous Organizations (COIAB), la résilience des communautés autochtones et la capacité d’adaptation aux changements sont enracinées dans le savoir traditionnel. En effet, ils détiennent une connaissance approfondie de leur environnement.

Les changements climatiques impactent leur environnement, et les communautés répondent et s’adaptent de manière innovatrice. Leur participation aux discussions internationales est donc plus que pertinente, elle est nécessaire.

L’organisation politique de défense des droits des Autochtonesa coordonne les actions de défense du mouvement autochtone de l’Amazone brésilien. Selon ses militants, les Autochtones font face à des pressions économiques, sociales et politiques en plus de faire face aux changements climatiques.

Ainsi, les participants au panel de discussion ont soulevé les principes de base permettant l’implication des Autochtones dans la lutte aux changements climatiques :

Il suffit d’abord de la garantie des droits des Autochtones : les peuples autochtones revendiquent le respect de leur territoire traditionnel. Ils jugent aussi nécessaire et essentiel qu’un plan de gestion d’un territoire habité soit élaboré spécifiquement par une communauté autochtone. Selon l’organisation, c’est un principe prioritaire notamment au Brésil où l’accaparement des terres est un réel fléau.

La seconde revendication concerne l’”empowerment” des peuples autochtones. En effet, afin d’assurer la participation et l’influence des peuples autochtones dans les processus de politique nationale ainsi que dans les négociations internationales sur le climat, il est nécessaire que les leaders autochtones aient accès à de l’information pertinente sur ces enjeux afin d’avoir la capacité d’élaborer leur propres solution et proposition.

Actuellement, l’accès à l’information peut constituer une barrière à une participation égalitaire.

Un troisième élément de revendication est la participation politique. Les peuples autochtones demandent le renforcement de la direction et de l’engagement des leurs organisations ainsi que l’amélioration de la relation entre le pallier national et international du mouvement autochtone.

De plus, le mouvement revendique un rôle dans l’élaboration des programmes et politiques nationales et internationales.
D’Autre part, les peuples appellent à une valorisation de leur culture et de leur mode de vie traditionnel. Le respect de leur spécificité culturelle permettrait de mettre en pratique des mesures de préservation de la forêt propres au mode de vie autochtone.
Ainsi, il est nécessaire de garantir le droit des peuples autochtones à leur terre. Ils réclament d’être consultés lors d’élaboration des politiques et des programmes de préservation de la biodiversité.

Ainsi, selon le COIAB : “Nous, les peuples autochtones, entretenons une relation harmonieuse avec l’environnement. Cette relation contribue significativement à l’équilibre du climat planétaire. Nous sommes les gardiens des forêts tropicales, un réservoir de stocks de carbone et de biodiversité, qui aggrave le climat lorsque perturbés.”

Enfin, les organisations autochtones représentées lors du panel ont comme attente pour la COP18 l’élaboration d’un Plan autochtone pour la lutte aux changements climatiques. Le plan permettrait aux peuples qu’ils représentent d’avoir une place et une influence lors de la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, incluant dans les discussions relative à l’adaptation.

Ce Plan autochtone pour la lutte aux changements climatiques garantirait la participation à l’élaboration et la mise en place du Fonds climatique Vert.

Dans une lettre ouverte, l’ONG Forest Peoples déclare en effet que le Fonds climatique Vert peut jouer un rôle significatif dans le renforcement des capacités d’adaptation ainsi que dans les mesures d’atténuation du changement climatique, mais seulement s’il reconnaît et respecte les droits de l’homme, y compris la reconnaissance intégrale du droit à la participation des autochtones dans les structures de gouvernance.

Collaboration GAÏAPRESSE

 

 

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La Pologne, hôte controversée de la prochaine CdP19

Par Mahdiah El-Jed

La Pologne sera l’hôte des négociations sur le climat de 2013. L’annonce en sera faite aujourd’hui. Pourtant, selon le réseau Climate Action Network International, la Pologne agit à Doha comme un acteur bloquant les actions européennes de lutte contre le changement climatique.

En effet, le gouvernement polonais déstabiliserait les négociations ayant lieu actuellement à Doha.

Anja Kollmuss, du Carbon Market Watch, affirme que le gouvernement polonais essaie de gagner une légitimité en étant l’hôte de la CdP19, mais que dans les faits, il est néfaste pour l’avancement de la lutte aux changements climatiques.

En effet, les négociateurs de la Pologne se sont opposés à ce que l’Union européenne puisse améliorer son objectif de baisse d’émissions de 30%. Il bloque également la finalisation d’une stratégie de lutte aux changements climatiques sur le long terme.

Selon la militante, « Le président de la conférence sur les pourparlers sur le climat doit être capable de négocier des contrats entre les parties et sceller des accords. À ce jour, le gouvernement polonais a démontré qu’il n’est pas capable de cela, comme il a été à plusieurs reprises contre la volonté des autres 26 États membres pour avancer sur le dossier ».

Le gouvernement polonais empêche aussi l’évolution et la progression des négociations de Doha en refusant d’accepter de resserrer la législation autour des permis de pollution dans la seconde phase du seul mécanisme légalement contraingnant, le protocole de Kyoto.

Impasse autour du Fonds climatique Vert

La question du financement du Fonds climatique Vert reste également sans réponse. Rappelons que les pays développés se sont engagés à atteindre une contribution de 100 milliards de dollars avant 2020, afin d’appuyer les pays en voie de développement dans l’adaptation et dans la lutte aux changements climatiques.
Ainsi, selon Tim Gore d’Oxfam international, si cette question reste sans avenue d’ici la semaine prochaine, les espoirs de la Cop18 pourraient être réduits à néant.

Collaboration GAÏAPRESSE

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Financement climatique : Le Canada se “démarque” à Doha

Le Canada se voit décerner un autre “Fossile du jour” parce qu’il refuse le soutien financier d’urgence pour l’action climatique aux pays les plus pauvres.

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(Doha, Qatar) Le Canada a obtenu la première place aux Fossiles du jour aujourd’hui au Qatar pour l’approche mièvre du ministre de l’Environnement Peter Kent quant au soutien à l’action climatique pour les pays pauvres.

Dans des entrevues accordées hier aux médias, le ministre Kent a confirmé l’intention du Canada de ne pas contribuer au financement pour aider les pays pauvres face aux changements climatiques, en disant que Doha “n’est pas une conférence des donateurs.”

Dans une lettre adressée aux groupes de la société civile, le ministre Kent a déclaré que le Canada ne supporte pas l’idée de fournir du financement pour des réductions d’émissions par le biais du Fonds vert pour le climat – un fonds qui a été une réalisation majeure des dernières négociations sur le climat de l’ONU – jusqu’à ce que “un nouvel accord applicable à tous puisse être adopté par toutes les parties. ”

Les négociations de l’an dernier à Durban ont donné aux pays jusqu’en 2015 pour parvenir à cet accord. Accord qui ne sera en vigueur qu’en 2020. La position du ministre Kent pourrait donc signifier que le Canada retarde sa contribution au Fonds vert pour le climat jusqu’en 2020.

«Considérant la piètre performance du Canada à lutter contre le changement climatique au pays, il est encore plus important pour eux de faire preuve de leadership en aidant les autres», a dit Hannah McKinnon du Réseau action climat Canada. “Le gouvernement pourrait rétablir la confiance et se faire du même coup une faveur, ainsi qu’à sa réputation internationale, en s’engageant à faire sa juste part pour aider les pays, qui n’ont pas causé le changement climatique, à faire face à ses effets dévastateurs.”

En 2009 à Copenhague, les pays développés (dont le Canada) se sont engagés à fournir, à la fois à court et à long terme, le financement pour aider les pays en développement à s’adapter aux conséquences du réchauffement planétaire et à réduire leurs propres émissions.

Le Canada a contribué à la première tranche du financement climatique pour la période de “démarrage rapide”, en 2010-2012. Mais avec la première phase qui touche à sa fin, les pays développés devraient s’engager à fournir un financement post-2012 à Doha, afin de s’assurer que les pays en développement ne soient pas laissés seuls face aux conséquences d’un problème qu’ils n’ont que peu contribué à créer. Les autres grands pays développés, y compris les États-Unis, ont indiqué qu’ils avaient l’intention d’annoncer un nouveau financement bientôt pour la prochaine phase de financement.

Le prix fossile du jour est une tradition de longue date dans les négociations climatiques de l’ONU. Il est décerné quotidiennement aux pays qui font le plus pour saper les efforts mondiaux de lutte au changement climatique, par un réseau international de plus de 800 organisations de la société civile.

Le texte du prix satirique a été présenté comme suit:

Le Canada plafonne le soutient plutôt que les émissions

«Dernière Heure! Directement du ministre de l’Environnement du Canada! Les pays en voie de développement doivent simplement prendre une profonde respiration et attendre que nous arrivions à une entente globale avant d’espérer obtenir du Canada le soutien nécessaire au développement d’un avenir énergétique propre par l’intermédiaire du Fonds vert pour le climat. En parlant aux journalistes hier, le ministre de l’Environnement du Canada a pris un moment pour dire aux journalistes qu’il «clarifierait», lors des réunions de Doha, que les pays en développement ne devraient pas s’attendre à plus d’argent pour le financement de la lutte au changement climatique de la part du Canada car, après tout, Doha “n’est pas une conférence des donateurs.”

Merci pour la mise au clair Monsieur le ministre! Nous sommes certains que cela va faire des merveilles pour votre crédibilité et votre réputation grandiose lors des pourparlers. Heureusement, le ministre est venu à Doha avec au moins un engagement: le Canada est encore fermement engagé à ce que les émissions des sables bitumineux augmentent bien au-delà de la limite climatique de 2 degrés.

Du monde au Canada: Vous êtes censé augmenter le financement, et diminuer les émissions, pas l’inverse”!

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Renseignements médias:
Hannah McKinnon
Hmckinnon@climateactionnetwork.ca
+1.613.276.7791
Skype: Hannah.mckinnon

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Nous avons besoin de politiques intelligentes qui tiennent compte des contributions des deux sexes.

Billet écrit le mardi 27 novembre 2012 par Aida Ahmadi, responsable Climat-Énergie AQLPA, à Doha, Qatar. ENGLISH version below.

Lancement de la Conférence des Parties 17/CMP, Projet 7 – L’héritage des présidents.

La présentation de l’ouvrage Thuto ya Batho ou “Enseignements de mon peuple”: les femmes et le changement climatique, a eu lieu aujourd’hui à Doha, au cours de cette journée dont le thème était, “genres”, en l’honneur de la publication.

Le livre s’inspire de la contribution des femmes africaines pour atténuer le changement climatique. Il aborde les réussites des femmes et les dépeint comme agents de changement social. Il traite du ​courage et du leadership des femmes dans le monde. Selon Christiania Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ces femmes ne sont pas en attente de changements politiques ou de paradigme, elles font face à la réalité du changement climatique.

Mary Robinson, ancienne Haut Commissaire des Nations Unies aux droits humains, a écrit une préface pour le livre. Selon elle, “ignorer ou sous-estimer la contribution des femmes limite le potentiel d’innovation et notre capacité d’agir”.

Maite Nkoana Mashabane, présidente de la COP17, ministre des Relations internationales et de la coopération en Afrique du Sud, a déclaré que bien que son mandat de présidente de la Conférence de Parties (CdP) ait pris fin, ses responsabilités de mère et citoyenne, tout comme son travail social, ne finiront jamais tant que le changement climatique sera un problème. Elle a également ajouté que notre unité (hommes et femmes) est notre force, et qu’ils “se joignent et supportent l’actuel président de la Conférence de Parties (CdP), puisque nous sommes tous aux prises avec le même défi”.

Dans une rencontre subséquente, Christiania Figueres a souligné l’importance d’avoir des politiques intelligentes basées sur les genres et a également mentionné qu’ils visent l’égalité des sexes au sein des organismes. Selon Figueres et Anderson, nous avons besoin d’organismes aux genres équilibrés pour obtenir du financement climatique juste et approprié. La contribution des genres est essentielle et les vrais hommes supportent les femmes, a souligné Figueres. Selon elle, chacun de nous doit assumer ses responsabilités et essayer de résoudre les problèmes selon ses capacités. Le changement ne se produit pas du jour au lendemain. Alors soyons patient. Mais n’abandonnons jamais!

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English version
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Launch of the COP 17/CMP 7 Presidency Legacy Project, Thuto ya Batho or ‘Teachings from my People’: Women And Climate Change, took place today in Doha and the day titled “gender day” in the honor of the publication.

The book is inspired by the contribution of African women to mitigate the climate change. It is all about women’s success stories and shows the women as the agents of social change. It is about the courage and leadership of the women around the world. According to Christiania Figueres the executive secretary of UNFCCC these women are not waiting for policy or paradigm shift, they are just dealing with the reality of climate change.

Mary Robinson, former UN High Commissioner on Human Rights, has written a foreword for the book. According to her, “Ignoring or undervaluing the contribution of women restricts the potential for innovation and our capacity to act”.

South Africa’s International Relations and Co-operation Minister and President of COP17, Maite Nkoana Mashabane, said although her term as the COP president has ended, but her responsibility as a mother and a citizen and social work will never end as long as the climate change is an issue. She also stated that our unity (men and women) is our strength and that “we are joining and supporting the current president of COP since we are all dealing with one same challenge”.

In a following meeting Christiania Figueres emphasized on the importance of having gender smart policies in COP and also mentioned that they are looking to the gender equality within the bodies. According to Figueres and Anderson we need gender balanced bodies to get fair and proper climate financing. The contribution of genders is an essence and that real men support women, Figueres stated.

Last remark by Christiania Figueres was that each one of us should take the responsibility and try to solve the issue within our capabilities. Change does not occur over night. So let’s be patient. But never give up!

 

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