Crise climatique : Transportons-nous au 21e siècle

Par Marc Lebel, membre de la délégation AQLPA à Varsovie

« L’infrastructure, la technologie et la gestion du transport représentent des options importantes d’atténuation des changements climatiques »
-  Rajendra Pachauri, président du GIEC et lauréat d’un Prix Nobel

La crise climatique est due à de nombreux facteurs. Parmi ceux-ci, il y a des secteurs sur lesquels nous pouvons agir rapidement afin d’atténuer les répercussions du réchauffement planétaire et espérer rester en-dessous d’un réchauffement de 2 degrés Celsius. Le transport fait partie de ces leviers.

La bonne nouvelle, c’est que l’inaction d’États nuisibles comme le Canada dans les négociations internationales peut être compensée par le pragmatisme d’entités fédérées comme le Québec et aussi par les villes. Nous avons eu la chance de rencontrer le ministre Yves-François Blanchet et la délégation québécoise cette semaine. M. Blanchet a soutenu que le Québec peut et doit contribuer à décentraliser la lutte aux changements climatiques.

En plus de participer à des événements parallèles sur le marché du carbone Québec-Californie, le ministre de l’Environnement nous a dressé un portrait de la contribution de la politique sur l’électrification des transports sur l’effort global de réduction des GES au Québec. Répondant à nos questions insistantes sur la part significative du transport (43%) dans notre bilan de GES, M. Blanchet a indiqué que l’électrification des transports (potentiel de réduction de nos GES de 1,5% d’ici 2020) doit être accompagnée d’autres mesures concrètes, dont une Politique sur la mobilité durable qui verra bientôt le jour.

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Océans : acidification et désoxygénation en cours

Par Alain Brunel, chef de la délégation AQLPA à Varsovie

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Il faut insister sur le fait que l’enjeu de la réduction des gaz à effet de serre (GES) ne concerne pas que des intérêts nationaux ou transnationaux, mais aussi l’ensemble du monde vivant de la planète. Le déséquilibre du cycle biogéochimique du carbone affecte les écosystèmes à un rythme extrêmement rapide d’un point de vue écologique. Les océans, source de toute vie, sont en première ligne. Ils produisent 50% de l’oxygène que nous respirons. Ils jouent un rôle majeur dans l’équilibre climatique. Mais les changements en cours vont affaiblir leur effet protecteur.

De 1971 à 2010, les océans ont absorbé 90% de la chaleur en surplus retenue dans l’atmosphère par les GES. Les océans sont un formidable puits de carbone opérant par des processus physiques, chimiques et biologiques. Ils absorbent à ce jour 50% du dioxyde de carbone émis en surplus dans l’atmosphère. Conséquence : les océans sont aujourd’hui 26% plus acides qu’avant l’industrialisation. Les perspectives du scénario laisser-faire montrent que l’acidité pourrait encore augmenter de 100 à 170%. Les espèces les plus menacées par cette augmentation de l’acidité sont les mollusques, les crustacés et les coraux. Or, selon Lauren Linsmayer, de la Scripps Institution of Oceanography, qui a fait une présentation à Varsovie, les effets néfastes de l’acidification sont déjà perceptibles chez certaines espèces telles que les ptéropodes dans l’océan austral dont les coquilles se dissolvent. La production d’huîtres au nord-ouest du Pacifique est déjà affectée. (more…)

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Aglukkaq n’a rien à proposer à Varsovie

Le Canada « chef de file » nous guidant vers la crise climatique?

Varsovie, le 20 novembre 2013 – La ministre de l’environnement du Canada, Mme Leona Aglukkaq a affirmé lors de son premier passage dans une conférence des Nations Unies sur les changements climatiques que le Canada joue un rôle de « chef de file » dans les négociations sur le climat. Mais « Mme Aglukkaq n’a rien à proposer à Varsovie et le Canada bloque la négociation sur trois points essentiels pour arriver à un accord global à Paris en 2015 » selon Alain Brunel, directeur climat-énergie de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA). (more…)

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La Journée des genres – 2013

Par Aida Ahmadi, membre de la délégation AQLPA à Varsovie
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La perspective des genres

Dans le contexte des changements climatiques, le genre est étudié dans une perspective de droits humains et de justice climatique. La Journée des genres ne porte pas seulement sur le genre féminin, et son but n’est pas de présenter les femmes comme des victimes des changements climatiques. La journée porte sur les différences entre genres et sur l’équité du processus décisionnel et le respect des droits humains.

  • « Les femmes et les hommes contribuent différemment aux causes des changements climatiques ;
  • Les femmes et les hommes sont affectés différemment par les changements climatiques ;
  • Les femmes et les hommes ont des attitudes différentes et des préférences en termes de réponses aux changements climatiques ;
  • Des facteurs socio-économiques, telles que les disparités en matière de revenu et choix de travail, font que les femmes et les hommes sont affectés différemment par les politiques et mesures climatiques »(1)

Ces éléments sont les clés de la question « Pourquoi le genre devrait être inclus dans les politiques climatiques » ? Cependant, nous vivons dans un monde où la plupart des règles sont des structures pour et en faveur des hommes. Ainsi, le rôle des genres n’est pas souvent considéré au niveau local, au niveau des ménages et aux niveaux de la politique internationale. La discrimination affecte trop souvent le développement des femmes et de l’humanité. ( 1) (2 ) (more…)

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La ministre de l’environnement du Canada, Leona Aglukaq, a déclaré aujourd’hui : «Le Canada assume un rôle de chef de file»

Sérieusement ?

Par Aida Ahmadi, membre de la délégation AQLPA à Varsovie 

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Les négociations à Varsovie sont à un point critique. Tout doit être bouclé dans 2 jours et le Canada est parmi les pires des pays développés dans les négociations et aussi en termes de politiques environnementales nationales, comme le démontre l’Indice de performance climatique 2014. Le Canada n’a pas rehaussé ses ambitions. Aucune contribution supplémentaire au financement climatique n’a été faite par le Canada et il bloque les négociations sur les « pertes et dommages ».

Cela dit, aujourd’hui, en ce 10e jour de la COP19, la ministre de l’environnement du Canada, Leona Aglukaq, dans son premier discours et sa première présence au sein de la CdP, a déclaré que «le Canada assume un rôle de chef de file face aux défis des changements climatiques. » Elle a appuyé sa déclaration avec quelques exemples peu convaincants de l’action du Canada en matière de lutte contre les changements climatiques. Par exemple, elle a mentionné la contribution du Canada à la Fast Start Finance (FSF) de 1,2 milliards de dollars américains, mais elle n’a pas expliqué pourquoi les négociations sur le financement sont bloquées en ce moment. Pourquoi aucune contribution pour la période 2013-2015 ? Que dire de nos intentions à l’égard des 100 milliards de dollars/an promis d’ici 2020 ? Le Canada est venu à COP19 les mains vides et c’est honteux dans le contexte actuel d’une crise climatique grandissante. (more…)

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Une première ébauche pour les négociateurs

L’arrivée des ministres à Varsovie coïncide avec la sortie d’un premier texte

Par Marc Lebel, membre de la délégation AQLPA à Varsovie

Alors qu’il ne reste que quatre jours de négociations à la 19e Conférence des Nations Unies sur le climat (CdP19) et que peu de progrès ont été enregistrés jusqu’à maintenant, le Groupe de travail sur la Plateforme de Durban pour une action renforcée (GTPD) a sorti une première ébauche de texte qui sera débattue en plénière.

Ce texte intitulé ADP 2-3 Agenda Item 3 fait suite à la décision 1 C.P.17 et met sur la table des éléments tout de même pertinents pour les États qui tenteront de régler quelques paramètres et de préparer le terrain en vue du sommet « Ban Ki-moon » en septembre 2014 et surtout de la 21e Conférence des Parties (CdP21) à Paris en 2015. Toutefois, l’ébauche souffre de lacunes importantes. (more…)

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“Call me Yeb!”

Par Alain Brunel, chef de la délégation AQLPA à Varsovie

L’assemblée plénière initiant les travaux des hauts dirigeants de la Conférence des Nations Unies sur le climat a eu lieu cet après-midi le 19 novembre dans les immenses installations temporaires qui occupent quasiment tout le terrain du stade national à Varsovie. Il fallait un carton d’invitation pour pouvoir assister en personne aux discours et les observateurs pouvaient voir et entendre les orateurs dans une autre grande salle sur des écrans géants. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver, isolé au fond de cette salle des observateurs, le négociateur philippin, M. Yeb Saño, celui-là même qui avait livré un vibrant discours à la plénière d’ouverture du 11 novembre et qui a entamé un jeûne volontaire jusqu’au 22 novembre afin de pousser les pays à passer à l’action.

Je suis allé le voir pour prendre de ses nouvelles et lui exprimer, en quelque sorte au nom des Québécoises et des Québécois, notre solidarité et notre sympathie devant les terribles épreuves que connaît le peuple philippin. M. Saño était dans cette salle parce qu’il avait choisi de rester avec les « gens ordinaires ». J’ai été étonné de constater qu’il était parfaitement au courant de la distinction à faire entre la position du Canada et celle du Québec qui a l’objectif ambitieux de réduire ses gaz à effet de serre (GES) de 25% d’ici 2020. J’ai pu lui communiquer en personne la honte que les positions du Canada au regard de la crise climatique provoquent chez la plupart des Québécoises et des Québécois. (more…)

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Impressions de la conférence de Varsovie

Par Alain Brunel, chef de la délégation AQLPA à Varsovie.

Il y a de quoi donner le tournis : la conférence sur les changements climatiques de Varsovie est une énorme organisation occupant la totalité du Stade national pendant 15 jours et qui coûte quelque 30 millions de dollars. Entre 10 et 12 000 personnes sont attendues, le secrétariat de la conférence n’est pas absolument sûr du chiffre, il y a 193 pays participants sur 193 pays membres de l’Organisation des Nations Unies. Une centaine de réunions de négociation et d’événements parallèles tous les jours. De multiples kiosques d’organisations nationales et internationales. Des parties prenantes officielles, des représentants de la société civile, des scientifiques, des gens d’affaires, des consultants qui conseillent les pays ayant peu de moyens pour suivre le déroulement de négociations complexes couvrant de multiples champs, et même, oui, il s’en trouve encore, des négateurs des changements climatiques… Beaucoup de monde au chevet du monde. D’ailleurs, l’une des principales salles de travail collective est une immense aire ouverte où, avec tous ses ordinateurs en Wifi, il faut éviter de rester trop longtemps pour ne pas avoir l’impression d’avoir la tête dans un four micro-ondes!

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Comment s’étonner de la lourdeur du processus de négociations? Il y a des négociations sur la plate-forme de Durban post 2020, c’est l’accord qui doit être signé à Paris en 2015 – et des négociations sur l’avant 2020, pour rehausser les ambitions des pays développés – celles-là semblent mal parties, ce qui pourrait affecter l’ensemble du processus – et il y a aussi des négociations pour maintenir en vie le protocole de Kyoto ou pour améliorer les mécanismes de flexibilité. Il y a des plénières, des groupes de travail officiels, des groupes informels, des séances ouvertes aux observateurs et d’autres fermées. C’est une logistique impressionnante qui fonctionne rondement pour l’instant. Le réseau Climate Action Network International fait un travail impressionnant pour suivre et transmettre tout ce qui se passe ici.

Les sujets abordés touchent à beaucoup de choses : les moyens d’atténuer les GES, l’adaptation aux changements climatiques, la finance et la technologie requises, les mécanismes de flexibilité permettant d’atteindre des objectifs de réduction au moindre coût, et ceci en n’oubliant pas que ces négociations sont traversées par les clivages des relations internationales entre pays riches et pollueurs et pays pauvres et victimes des changements climatiques. D’ailleurs certains pays, dont les Philippines, insistent sur l’ajout d’un chapitre pertes et dommages causés par les dérèglements climatiques consécutifs à l’inaction internationale depuis 20 ans (voir l’article de Marc Lebel sur ce sujet).

Mais la préoccupation pour le climat rassemble des représentants du monde entier ici à Varsovie. À l’image de l’air que nous respirons et de l’eau qui nous traverse, les changements climatiques n’ont pas de frontières. L’humanité pourra-t-elle transcender les intérêts particuliers et s’unir pour préserver les conditions de sa perpétuation? La maison monde requiert d’urgence une sérieuse rénovation, un changement complet de son système énergétique. Ici, beaucoup en ont conscience et savent qu’ils devront s’engager à réaliser cette rénovation d’une manière ou d’une autre.

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Christiana Figueres demande à l’industrie du charbon de se transformer rapidement et radicalement

Par Alain Brunel, chef de la délégation AQLPA à Varsovie

La tenue d’un sommet parallèle sur le climat organisé par la World Coal Association (L’association mondiale du charbon) sous la houlette du vice- premier ministre polonais a fait grincer bien des dents à Varsovie. Sans compter que le sommet des Nations Unies sur les changements climatiques est parrainé notamment par l’industrie charbonnière polonaise… Mais Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a livré aujourd’hui le 18 novembre, un solide discours en forme d’appel à l’action devant les dirigeants de l’industrie mondiale du charbon réunis à Varsovie. Un message qui aurait tout aussi bien pu s’adresser à l’industrie pétrolière au Canada.

En s’appuyant sur les constats du 5e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution climatique (GIEC), Mme Figueres a invité l’industrie à « changer rapidement et dramatiquement pour le bien de chacun ». « Nous avons des concentrations de gaz à effet de serre sans précédent dans l’atmosphère. Nous avons dépensé la moitié de notre budget carbone. Si nous continuons à combler les besoins énergétiques de la manière dont nous l’avons fait dans le passé, nous allons rater l’objectif agréé internationalement de limiter le réchauffement à moins de deux degrés. »

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Source photo : http://phys.org/news/2013-11-coal-summit-stokes-climate.html

Reconnaissant que le charbon a été au cœur de la révolution industrielle et a apporté de l’énergie à un coût abordable aux pays en développement, Mme Figueres a ajouté que nous savons maintenant que cette industrie implique aussi « un coût élevé et inacceptable à la santé humaine et à celle de l’environnement. »

Aussi, Mme Figueres a demandé à l’industrie pétrolière de :

  • fermer toutes les centrales inefficaces;
  • d’installer des unités de capture et de stockage du carbone sur toutes les nouvelles centrales, y compris les plus efficientes et;
  • de laisser dans le sol la majeure partie des réserves restantes.

Le monde se lève pour faire face au défi des changements climatiques, tandis que les dangers de l’inaction s’accroissent. Il est dans le meilleur intérêt de l’industrie qu’elle soit partie de la solution, a dit la secrétaire exécutive de la CCNUCC. Elle a aussi demandé à l’industrie de diversifier son portefeuille énergétique en investissant dans les énergies renouvelables afin de protéger ses propres actifs d’une dépréciation résultant du mouvement de citoyens qui désinvestissent leur argent des actifs fossiles, de financiers inquiets pour leurs investissements dans la bulle carbone en formation et d’une politique internationale qui mène vers une économie globale à basse émission.

Voilà un message fort annonçant et préparant un changement de paradigme énergétique dont l’écho mériterait sûrement de résonner jusqu’à Ottawa.

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Le Canada est encore un des pires pays de l’Indice de performance climatique 2014 (GermanWatch)

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Par Aida Ahmadi et Marc Lebel, membres de la délégation AQLPA à Varsovie

L’indice de performance sur les changements climatiques (CCPI) 2014 a été publié aujourd’hui par GERMANWATCH et Réseau Action Climat – Europe. La comparaison entre les 61 pays qui, ensemble, sont responsables de 90% des émissions de CO2 liées à l’énergie, est basée sur les politiques environnementales des pays, la réduction des émissions, et l’évolution des émissions. Cet outil vise à renforcer la transparence dans les politiques climatiques internationales.

L’une des principales conclusions du rapport est que la Chine a apporté des améliorations récentes dans ses politiques climatiques. C’est une bonne nouvelle pour la planète puisque la Chine est responsable de 80% de la hausse des gaz à effet de serre (GES) de la dernière décennie .

La Russie n’est pas un bon élève, comme toujours, elle est classée au 56e rang.

Les émissions globales sont en hausse, ce qui signifie que tous les pays devraient essentiellement avoir une mauvaise note.

Jadis un meneur de tête de l’Union Européenne, l’Allemagne a baissé de rang par rapport aux années précédentes. C’est principalement parce qu’ils ont bloqué la réforme de l’ETS (marché du carbone) au niveau européen et ils comptent davantage sur le lignite. Ils se classent 19e en 2014, alors qu’ils étaient en 8e au dernier classement.

Comme en 2013, le Canada est classé parmi les pires en termes de performances climatiques parmi les pays industrialisés avec l’Australie : « le Canada demeure à la 58e position pour une autre année, juste avant l’Iran, le Kazakhstan et l’Arabie saoudite. »

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Source du tableau : CCPI 2014

Les Etats-Unis (43) et la Chine (46) ont, pendant ce temps, amélioré un peu dans leur performance.

Merci encore au Canada pour son manque d’ambition face à l’objectif de limiter le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés Celsius, le seuil de sécurité établi par l’UNFCCC !

Citation du CCPI 2014 (traduction AQLPA) :

«Comme l’année précédente, le Canada ne montre toujours pas l’intention d’avancer ses politiques climatiques et présente donc la pire performance de tous les pays industrialisés.»

— ENGLISH—

Canada is Again One of the Worst Actors in The Climate Change Performance Index 2014 (GermanWatch)

By Aida Ahmadi and Marc Lebel, member of the AQLPA delegation in Warsaw 

The Climate Change Performance Index (CCPI) 2014, was released today by GermanWatch and Climate Action Network – Europe. The comparison between 61 countries, who are together responsible for 90% of global energy-related CO2 emissions, is based on the countries’ environmental policies, emissions reductions, and emissions development. This instrument aims at enhancing transparency in international climate politics.

One of the major findings is that China made recent improvements in their climate policies. That is indeed good news for the planet since they account for 80% of the rise in global greenhouse gas (GHG) emissions in the last decade.

Russia is not a good student, as always, they ranked 56.

Overall emissions are on the rise; this means that all countries should basically get a bad grade.

Germany dropped from previous years as they used to be a frontrunner with the European Union (EU). It is mainly because they blocked ETS (carbon market) reform at the European level and they rely more heavily on lignite. They rank 19th in 2014, down from position 8.

As in 2013, Canada rated among the worst in terms of the climate performance among the industrial countries with Australia: « Canada remains at the 58th position for another year, just before Iran, Kazakhstan and Saudi Arabia. »

That is while the US (43) and China (46) have improved a little in their performance.

Thank you once again Canada for your lack of ambition to keep global warming below 2 degrees Celsius, the danger threshold set by the UNFCCC !

Quote from CCPI 2014:

“As in the previous year, Canada still shows no intention of moving forward with climate policy and therefore remains the worst performer of all industrialized countries”.

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