Congestion à l’entrée

obamacopenhague1

                           L'arrivée de Barack Obama à Copenhauge en octobre dernier (Photo: AP)

Avec l’arrivée graduelle des ministres cette semaine et l’arrivée concomitante de nouveaux journalistes et membres des ONG, l’attente ce matin pour l’inscription des nouveaux délégués était de 5 heures. Pour une deuxième journée consécutive, la file s’étend ainsi jusqu’à l’extérieur du centre, une grande majorité des aspirants devant attendre dans le froid.

Résultat: le Bella Center déborde. Pour tenter de résoudre la situation, les organisateurs de la conférence ont réduit la présence des ONG. Chaque organisation a droit à un quota de participants présents au centre qui se traduit par un nombre limité de laissez-passer. Et le processus s’annonce encore plus restrictif pour les deux derniers jours de la conférence avec l’arrivée des chefs d’État et des mesures de sécurité.

Pour les membres des ONG arrivés cette semaine, la déception est grande. Vaclav, étudiant tchèque, est arrivé dimanche. Il attendu 3 heures en ligne lundi pour se faire dire qu’il était trop tard. Il n’a pas de laissez-passer pour la journée de mardi. Il devra donc revenir mercredi, passer 5 heures en ligne pour pouvoir à peine passer quelques heures au Bella Center.

Une professeure venue de Taiwan avec un groupe d’étudiant n’a obtenu qu’un petit nombre de laissez-passer. Seule une faible minorité de ses étudiants pourront entrer au Bella Center. «Nous irons visiter l’université et le musée», me dit la professeure, philosophe.

1 commentaire

Copenhague au ralenti

tortue

Un sentiment d’urgence commence à se faire sentir chez ceux qui ont à cœur les négociations sur le climat à la COP15 de Copenhague. Suite au coup d’éclat du Groupe africain d’hier, les négociations ont quelque peu ralenti. Un nouveau texte a tout de même été publié par le Président du comité sur la CCNUCC.

Il est difficile de suivre les négociations de près étant données les restrictions qui ont été imposées aux ONG pour entrer au Bella Center, mais des informations circulent indiquant que les négociations sont ralenties dans la plupart des sous-groupes portant sur les questions plus spécifiques (la finance, l’adaptation, la comptabilité des émissions et des réductions d’émission par les puits de carbone (REDD), le changement d’allocation des terres (LULUCF), etc.).

Au sujet des nouvelles cibles pour les pays développés, les pays du Groupe Parapluie insistent pour élaborer le nouveau traité autour d’une année de référence différente de celle reconnue tant par la CCNUCC que par le Protocole de Kyoto, soit 1990. Cette position de négociation retarde d’autant plus les discussions sur les cibles de réduction elles-mêmes.

Encore aujourd’hui, plusieurs diplomates des pays développés suggèrent que peu de décisions pourront se prendre sans la présence des leaders politiques. Or, si l’on se fie aux expériences passées, cette stratégie n’est pas garante de succès. Comme je l’ai décrit dans un article précédant, la COP6 de La Haye avait souffert du manque de travail des technocrates avant l’arrivée des politiciens. Ces derniers, sans options suffisamment définies par une négociation préalable entre les technocrates, ne peuvent avoir une compréhension très élaborée des engagements qu’on leur demande et des possibilités de marchandage qui s’offrent à eux.

Ainsi, certains craignent que la Conférence de Copenhague ne comprenne que des décisions sur la suite à donner aux négociations, sans intégrer de véritables décisions pour les autres questions mentionnées ci-haut. C’est ce scénario qui avait prévalu à Kyoto (COP3) et qui a ensuite donné lieu à un Protocole dont l’efficacité fut mitigée.

Commentez

Le gouvernement ment aux Canadiennes et aux Canadiens

mensonge

COMMUNIQUÉ – Réseau action climat Canada

La proposition secrète de plafonnement et échange confirme que le Canada n’a pas l’intention d’atteindre ses cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020

Des documents issus du Cabinet du Premier ministre présentent le plan du gouvernement pour une augmentation massive des émissions reliées au pétrole et au gaz d’ici 2020

Copenhague, 15 décembre 2009 — Selon le Climate Action Network–Réseau action climat Canada, des documents du Cabinet des ministres dévoilés hier montrent que le système de plafonnement et échange prévu par le ministre de l’Environnement Jim Prentice est si faible qu’il est clair que le gouvernement fédéral n’a pas l’intention d’atteindre ses cibles de réduction des émissions de 2020. Les documents ont été décrits dans un reportage sur le réseau anglophone de la SRC et ont été analysés par des membres du Réseau action climat.

Les documents révèlent que le gouvernement du Canada entend mettre en place une approche de réglementation des émissions des secteurs du pétrole et du gaz, manufacturier et minier qui est plus de trois fois plus faible que son plan « Prendre le virage » de 2008.

« Le gouvernement ment aux Canadiennes et aux Canadiens, au Parlement et au monde entier », de dire Steven Guilbeault d’Équiterre. « Ces documents qui ont filtré montrent que le gouvernement du Canada a choisi de développer les sables bitumineux plutôt que de protéger notre climat. Le Canada négocie de mauvaise foi à Copenhague en demandant aux pays pauvres de faire plus tout en planifiant secrètement de faire moins de son côté. »

Avec « Prendre le virage », les producteurs de pétrole et de gaz auraient dû réduire leurs émissions annuelles de 48 mégatonnes (mt) en 2020, par rapport aux niveaux actuels; la nouvelle approche requiert à peine 15 mt de réductions sous les niveaux actuels en 2020.

Cela laisserait les émissions du secteur du pétrole et du gaz à 37% au-dessus du niveau de 2006 en 2020.

« Ce plan secret est un scandale. Ces documents révèlent que les cibles de réduction des émissions que le Canada présente à Copenhague — aussi faibles soient-elles — sont un leurre », de dire Graham Saul, du Climate Action Network–Réseau action climat Canada. « Le ministre Prentice doit cesser de mentir aux autres pays et admettre qu’il n’a pas l’intention de respecter son engagement. »

« Ces documents révèlent un plan détaillé visant à permettre une croissance massive des émissions par les producteurs d’huile du Canada », de dire Matthew Bramley de l’Institut Pembina. « En raison de leurs émissions élevées et de leur croissance rapide, l’épreuve décisive pour qu’une proposition de plafonnement et échange du Canada soit jugée acceptable est la façon dont le Canada approche et entrevoit l’industrie des sables bitumineux. Le plan présenté dans ces documents échoue ce test de façon spectaculaire. »

Les documents qui ont filtré révèlent des plans pour de nombreuses mesures qui minent encore davantage la proposition de plafonnement et échange du Canada. Par exemple, des firmes pourraient atteindre leurs cibles en faisant des versements dans un fonds pour la technologie plutôt que de vraiment réduire les émissions. Le gouvernement prévoit également donner des quotas d’émission à des firmes, sans frais, plutôt que de les vendre lors d’une vente aux enchères.

Des mesures comme celles-là signifient que la proposition canadienne est beaucoup plus faible que l’approche américaine adoptée par la Chambre des représentants en juin — contrairement aux affirmations du ministre Prentice qui disait vouloir « harmoniser » les politiques canadiennes avec celles des États-Unis.

-30-

Commentez

Le communiqué des Yes Men

communique-yesmen

Ce sont bel et bien les Yes Men qui ont été à l’origine du canular lancé à l’encontre du Ministère canadien de l’environnement, comme l’a révélé hier en soirée un chroniqueur de Radio-Canada. Le désormais célèbre communiqué et site web annonçait le changement radical des positions du Canada envers les changements climatiques (diminutions de 40 % des émissions sous la barre de 1990, entre autres).

Le blogue d’Équiterre reproduit intégralement le courriel envoyé à tous les journalistes qui étale les accusations portées par Dimitri Soudas, attaché du Ministre de l’environnement Jim Prentice. Dans ce message, M. Soudas affirme que certains croient qu’il s’agit de l’œuvre de M. Guilbault et que, si c’est le cas, plus de temps devrait être dédié à jouer un rôle constructif plutôt que de jouer des tours enfantins.

Il me semble pourtant que si une telle action fait autant réagir le gouvernement fédéral à Copenhague, on aurait besoin de plus de tours enfantins comme ceux-là en ce moment…

Les Yes Men
Les Yes Men (Wikipédia) sont un collectif créatif des États-Unis qui se font souvent passer pour d’autres. En 2007, ils avaient entre autres fait une conférence à Calgary sous le déguisement d’un représentant d’Exxon en déclarant l’imminence d’un impact important des changements climatiques tout en rassurant les actionnaires du fait qu’ils pourront très bien créer du carburant à partir des corps des personnes décédés suite à ces bouleversements de température. Ils sont surtout célèbre dans le monde anglo-saxon pour leur coup envers l’OMC et Bhopal ainsi que pour avoir réalisé de fausses entrevues sur l’environnement avec des politiciens français attisés par l’idée de passer à la télé de l’Oncle Sam.

DANS LES MÉDIAS
L’urgence d’agir
Le sociologue Alain F. Brunel a fait une sortie hier matin avec un texte d’opinion publié par Le Devoir. L’appel à la mobilisation est une fois de plus lancé par le cofondateur de l’AQLPA qui y rappelle les informations plus qu’alarmantes entourant le réchauffement global de la température.
Mayday pour le climat de la Terre des Hommes ! par Alain F. Brunel

Les cibles de Copenhague
Après avoir publié un texte sur les positions du négociateur en chef, Jessica Nadeau de Rue Frontenac a expliqué d’une manière très claire les différentes cibles en négociations dans un texte paru vendredi dernier.
Copenhague — Les cibles de réduction commencent à sortir par Jessica Nadeau

Commentez

Le Groupe africain s’affirme

african-group

    Une conférence de presse des représentants du Groupe africain à Barcelone en novembre

Ce matin, quatre ministres du Groupe africain ont quitté une plénière fermée (seules les délégations nationales y avaient accès) qui portait sur le réaménagement de l’agenda de négociation pour les prochains jours. Cette démonstration de force visait à signifier le désaccord du groupe à l’égard des options offertes par la Présidente, Mme Connie Hedegaard, pour la suite des négociations.

Au cours de la rencontre, la Présidente a présenté un schéma décrivant deux options:
L’option faible: reléguer à plus tard la négociation sur le renouvellement du Protocole de Kyoto afin que la semaine qui vient puisse être consacrée à la négociation des nouvelles cibles pour les pays de l’Annexe I, lesquelles seraient inscrites dans un texte de CCNUCC que l’on voudrait légalement contraignant.

L’option forte: conserver l’objectif d’adopter à Copenhague les amendements à la CCNUCC, incluant des clauses concernant des outils légalement contraignants, tout en continuant en parallèle les négociations sur le renouvellement du Protocole de Kyoto – c’est l’option « Two-tracks » dont nous avons traité dans un article précédant.
Le simple fait de ramener devant la plénière la possibilité d’une ambition plus faible à Copenhague – tentative qui correspond au texte que la délégation danoise avait diffusé la semaine dernière – indique que l’on veut amoindrir les attentes vis-à-vis les éventuels résultats de la COP15.

C’est dans ce contexte que le Groupe africain a réagi ce matin. Dans un communiqué diffusé en fin d’après-midi, les parlementaires africains affirment qu’ils sont «sont très préoccupés par les tentatives récentes de la Présidence de la COP de fusionner les deux processus (tracks) de négociations lors du sommet de Copenhague. Cela aurait pour effet de tuer le protocole de Kyoto et de ruiner tout espoir pour un résultat juste et efficace lors de la conférence».
Plusieurs des réunions de travail qui suivaient cette plénière ont dû être ajournées parce que les travaux étaient bloqués par l’action du Groupe africain, ce qui a mené certains pays développés à critiquer durement les pays en développement.

Plusieurs d’entre eux sont d’avis que les négociations n’avanceront qu’avec des interventions de nature politique. On attend donc avec impatience la présence de nombreux Présidents, Premiers Ministres et Ministres lors des prochains jours, mais on écoute peu ce que les coalitions de pays en développement ont à dire…

Commentez

Leadership recherché

Les différentes évaluations des efforts de réduction des émissions de GES proposés par l’ensemble des pays de la planète montre que nous sommes encore loin de la coupe aux lèvres. Selon le Climate Action tracker les engagements actuels des pays nous mèneraient à des augmentations de températures de l’ordre de 3,5 degrés Celsius au cours du prochain siècle alors que nous devrions viser un maximum de 2 degrés. Pour sa part, le Climate Scoreboard prévoit des augmentations de 3,9 degrés Celsius (voir ci-dessous). Rien de bien rassurant, mais tous les espoirs sont permis avec l’arrivée des ministres et celle des chefs d’État d’ici la fin de la semaine… Hopenhagen qu’ils disent…

Commentez

100 000 personnes manifestent pour le climat

Bravo !!!

49056085

Source: Twitpic de Zoé Caron

Commentez

Fossiles: Prentice décerne un «Hot Air» à Pembina

Jim Prentice, ministre de l'environnement du Canada (Photo: PC)

                                   Jim Prentice, ministre de l'environnement du Canada (Photo: PC)

L’octroi de Fossiles du jour irrite au plus haut point le gouvernement Harper qui préfèrerait que son irresponsabilité passe incognito. En réaction aux nombreux Fossiles reçus, le ministre de l’environnement, Jim Prentice, a décidé de créer un prix «Hot Air» (foutaise) qu’il a décerné à l’Institut Pembina, une des organisations canadiennes les plus crédibles en matière d’analyse des politiques (ou de l’absence de politique) de lutte aux changements climatiques.

Pour rendre hommage à l’important travail accompli par l’Institut Pembina, voici ci-dessous un texte publié dans le journal Éco. Probablement le quotidien qui est le plus influent pendant les COP, ÉCO est réalisé par le Réseau action climat et est distribué tous les jours à des milliers de participants. L’article suivant a été grandement inspiré du travail de l’Institut Pembina et à été publié dans l’ÉCO de vendredi dernier:

éco11déc09

Incroyable Canada
« Le Canada aurait négocié de manière particulièrement constructive cette semaine, selon une déclaration attribuée à Yvo de Boer. Etonnant, non ? Après tout, il s’agit du pays ayant l’un des plus faibles objectifs de réduction de l’Annexe 1. C’est aussi le pays du record de dérapage vis à vis de Kyoto : +34%. La remarque énigmatique de Yvo ne tient pas non plus son origine dans l’arrivée de ce pays à Copenhague sans plan sérieux de réductions d’émissions domestiques (Note: “attendre les Etats-Unis” n’est pas vraiment un plan. L’expansion des sables bitumineux de l’Alberta non plus). Mais alors pourquoi ? Peut-être le Secrétaire Général a-t-il simplement anticipé le pire avec l’arrivée du Ministre canadien de l’environnement Jim Prentice ce week-end. Ce même ministre a récemment juré de « ne pas être un boy scout » à la table des négociation et de ne pas s’affoler face au battage médiatique. En d’autres mots, il vaut mieux s’habituer à ce que le Canada soit à la traîne, ou pire.

»

Commentez

Contentieux sur le «two-tracks»

cheminfinbloc

Le texte de synthèse publié hier a fait l’objet de tous les discours ce matin à la plénière de la COP15. Le principal contentieux qui oppose les pays développés et les pays en développement repose sur la question du processus à deux voies ou «two-tracks».

Ce processus renvoie aux deux comités principaux qui discutent du nouveau traité pour la période 2012-2020 :

- L’un se concentre sur une mise à jour plus contraignante de la CCNUCC, qui stipule les grandes lignes du futur accord (les cibles des différentes pays, les principes de financement, etc).
- L’autre sur la continuation et le renforcement du protocole de Kyoto (qui énonce les règles concernant les mécanismes de marché et qui est légalement contraignant).

Le texte publié hier respecte ce double processus en situant le Protocole de Kyoto (dans une version rénovée) en annexe du nouveau texte de la Convention. Toutefois, les États-Unis, l’Europe et le Groupe Parapluie se positionnent fortement en opposition avec ce modèle, préconisant plutôt une simple mise à jour de la Convention qui éviterait de reconduire certaines mesures du Protocole. Rappelons que les États-Unis n’ont pas ratifié ce protocole et ne constituent donc pas une « Partie » dans la négociation à ce sujet. Quant à la majorité des autres pays développés, ils sont en voie de rater leurs cibles de Kyoto.

Quant aux pays en développement, menés par le G77 et le Groupe africain, ils exigent que, en parallèle de la reformulation de la CCNUCC, le Protocole de Kyoto soit reconduit dans une version plus forte. Or, selon le modèle de Kyoto, les pays en développement n’auraient aucune cible précise à atteindre. Si le texte de vendredi – qui reformule la Convention – stipule des cibles générales pour les pays en développement, il faut savoir que ce texte n’a pas véritablement de portée contraignante.

En somme, le traditionnel conflit Nord-Sud se répercute ici dans la structure même des négociations sur le climat: faut-il, comme le veulent les pays développés, commencer par un seul texte peu contraignant engageant les pays en développement pour la troisième phase (c’est l’option du «single undertaking») ou, comme le soutiennent ces derniers, opter pour le processus à deux voies (l’option du «two-tracks») qui aurait pour effet d’engager immédiatement les pays développés dans un traité à portée légale (un Kyoto II) tout en évitant aux pays en développement toute obligation légale?

Ce qui se cache sous cet affrontement, c’est l’interprétation du principe de «responsabilité commune mais différenciée»: d’un côté on comprend que l’inégalité historique au niveau des émissions de GES doit être rectifiée, de l’autre on affirme les émissions actuelles de GES sont de plus en plus l’affaire des pays émergents comme la Chine et l’Inde, et que tout accord qui n’inclurait pas ces pays serait injuste. D’un côté, donc, on parle de la responsabilité historique du problème du changement climatique et, de l’autre, on pointe vers la responsabilité partagée de s’occuper du problème aujourd’hui.

Ainsi, bien que le processus «two-tracks» ait été adopté par toutes les Parties à la COP13 de Bali, il est remis en question aujourd’hui. Il se peut aussi que la Présidente de la COP, Connie Hedegaard, ait à prendre une décision concernant la priorité des négociations: le texte de la convention ou la continuation du «two-tracks». La seule certitude est que les pays du G77 vont protester en bloc si cette dernière décide d’accorder la priorité au texte de la convention.

La Présidente marche donc sur des oeufs, et sur deux voies, en plus.

Commentez

OMC et ALENA sans ratification du sénat US

yes_he_can1
«Ça ne passera pas au Sénat»: telle est l’excuse des Américains pour ne pas proposer un plan trop ambitieux. En effet, pour ratifier un traité international aux États-Unis, cela prend les 2/3 des sénateurs.

Dur, dur d’être président aux États-Unis.

Dans le cadre d’une conférence organisée par Greenpeace, Kassie Siegel du «Center for Biological Diversity» a affirmé que le président Obama n’avait pas besoin de passer par le difficile processus d’adoption d’une «super-majorité» au sénat pour mettre en place une législation ambitieuse sur le plan climatique.

Kassie Siegel donne quelques alternatives pour contourner la difficulté :
1) Un accord «exécutif-législatif»: cela donne un mandat au président pour négocier un accord à l’international. Il peut être accordé avant – et même après – les négociations par une majorité simple des deux chambres. C’est ce procédé qui aurait été utilisé pour l’OMC et l’ALENA.
Ce serait d’autant plus facile que le «Global Climate Protection Act» donne explicitement l’autorité au secrétaire d’État de négocier un accord climatique.
2) Un accord «exécutif-seulement»: quelque dispositions constitutionnelles donnent au président la responsabilité de «prendre soin de la nation» et elles s’appliquent également dans le domaine des affaires étrangères. Le président peut donc prendre des décisions seul, comme ce fut le cas lors de l’accord de Yalta (2e guerre mondiale) ou la crise des otages en Iran.
3) Une modification d’une loi existante: la loi sur la qualité de l’air (Clean Air Act, entre autres) pourrait être modifiée pour intégrer le CO2 comme polluant et en réduire les émissions

Yes, he can! Puisque l’absence de leadership de la part des États-Unis est l’une des causes de blocage dans les négociations, cela amène une bouffée d’air frais aux négociations en cours. Le problème ne serait plus légal, mais politique.

- Pour plus d’infos, voir le document du Center for Biological Diversity (PDF, en anglais)

1 commentaire